Edito du CurĂ© â dimanche 25 janvier 2026
« Quâils soient un, pour que le monde croie que tu mâas envoyé » (Jean 17, 21)
Pour bien terminer cette « Semaine de priĂšre pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens », il est bon de nous rappeler les raisons pour lesquelles, au moins une fois dans l’annĂ©e, nous nous souvenons de prier pour que tous nos frĂšres chrĂ©tiens puissent partager la mĂȘme communion fraternelle, que JĂ©sus nous a demandĂ©e de vivre.
Une des raisons est le dĂ©chirement spirituel, que toute Ăąme authentiquement chrĂ©tienne Ă©prouve, face Ă la dĂ©sunion actuelle des disciples du Christ : JĂ©sus nous invite Ă l’unitĂ©, Ă l’image de la relation intime entre le PĂšre et le Fils, et nous ne sommes mĂȘme pas capables de la vivre avec nos frĂšres les plus proches ; ne parlons pas des autres…
Une autre raison, et pas des moindres, puisqu’elle engage la possibilitĂ© mĂȘme de notre tĂ©moignage dans le monde â alors que JĂ©sus nous invite toujours Ă ĂȘtre missionnaires â est notre crĂ©dibilitĂ© vis-Ă -vis des autres, ceux qui nous regardent et qui attendent de nous un signe de la vĂ©ridicitĂ© de notre foi chrĂ©tienne. En effet, quand est-ce qu’on est crĂ©dible ?… Quand est-ce que le monde croira enfin que Dieu a vraiment envoyĂ© son Fils dans le monde pour nous sauver ?… JĂ©sus nous le dit clairement : cela n’arrivera que lorsque tous les chrĂ©tiens seront unis entre eux, de la mĂȘme maniĂšre que le Christ est uni Ă son PĂšre. Actuellement, on en est plutĂŽt bien loin, n’est-ce pas ?
Cependant nous savons bien que, dans cette question si épineuse, il faut toujours avancer par petits pas, car les siÚcles qui ont passé depuis la séparation des Orthodoxes, puis des Anglicans, et enfin des Protestants, ont laissé des traces douloureuses de méfiance envers les Catholiques, ainsi que des Catholiques envers les autres chrétiens.
VoilĂ presque cent ans que les fidĂšles de diffĂ©rentes confessions ont commencĂ© Ă prier pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens, bien avant que le Concile Vatican II appelle tous les catholiques Ă l’ĆcumĂ©nisme, en dĂ©clarant solennellement : « Cette conversion du cĆur et cette saintetĂ© de vie, ensemble avec les priĂšres publiques et privĂ©es pour lâunitĂ© des chrĂ©tiens, doivent ĂȘtre regardĂ©es comme lâĂąme de tout lâĆcumĂ©nisme et peuvent Ă bon droit ĂȘtre appelĂ©es ĆcumĂ©nisme spirituel » (Unitatis redintegratio, 8).
Depuis, les actions et les rassemblements de priĂšres se sont multipliĂ©s, crĂ©ant beaucoup d’occasions de rencontre et d’Ă©changes, ce qui a permis de mieux se connaĂźtre les uns les autres entre chrĂ©tiens, et de mieux prier ensemble: car ce qui nous unit est toujours plus important que ce qui a pu nous diviser Ă un moment ou Ă un autre de notre histoire. La foi en JĂ©sus Christ n’est pas nĂ©gociable, car c’est quand on regarde la Croix du Christ, qu’on comprend combien ça a coĂ»tĂ© Ă Dieu de nous rassembler tous dans l’unitĂ©.
Alors, comprenons bien que l’unitĂ© des chrĂ©tiens n’est pas Ă construire, comme si elle dĂ©pendait de nos efforts : elle est plutĂŽt Ă reconnaĂźtre, car c’est Dieu Lui-mĂȘme qui nous la donne. JĂ©sus n’a pas fondĂ© 47 300 Ă©glises (c’est le nombre actuel, d’aprĂšs le recensement officiel, de dĂ©nominations chrĂ©tiennes, prĂ©sentes aujourd’hui dans le monde : c’est un constat trĂšs affligeant, pour tous ceux qui aiment sincĂšrement le Christ) : JĂ©sus a fondĂ© UNE seule Ăglise, mĂȘme si nous n’en avons pas toujours conscience, et que nos yeux ne la voient pas encore rĂ©alisĂ©e sur terre.
Ainsi, tous nos efforts doivent ĂȘtre accomplis, non pas en s’efforçant d’ĂȘtre plus unis les uns aux autres â et plus particuliĂšrement avec nos frĂšres chrĂ©tiens â mais plutĂŽt d’ĂȘtre unis de plus en plus Ă©troitement Ă JĂ©sus Christ Lui-mĂȘme. Car c’est Lui, et Lui seul, la source de l’unitĂ© entre tous les hommes : il n’y en a pas d’autre.
PĂšre Gino
Publié le 22 janvier 2026
Edito du CurĂ© â dimanche 25 janvier 2026
« Quâils soient un, pour que le monde croie que tu mâas envoyé » (Jean 17, 21)
Pour bien terminer cette « Semaine de priĂšre pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens », il est bon de nous rappeler les raisons pour lesquelles, au moins une fois dans l’annĂ©e, nous nous souvenons de prier pour que tous nos frĂšres chrĂ©tiens puissent partager la mĂȘme communion fraternelle, que JĂ©sus nous a demandĂ©e de vivre.
Une des raisons est le dĂ©chirement spirituel, que toute Ăąme authentiquement chrĂ©tienne Ă©prouve, face Ă la dĂ©sunion actuelle des disciples du Christ : JĂ©sus nous invite Ă l’unitĂ©, Ă l’image de la relation intime entre le PĂšre et le Fils, et nous ne sommes mĂȘme pas capables de la vivre avec nos frĂšres les plus proches ; ne parlons pas des autres…
Une autre raison, et pas des moindres, puisqu’elle engage la possibilitĂ© mĂȘme de notre tĂ©moignage dans le monde â alors que JĂ©sus nous invite toujours Ă ĂȘtre missionnaires â est notre crĂ©dibilitĂ© vis-Ă -vis des autres, ceux qui nous regardent et qui attendent de nous un signe de la vĂ©ridicitĂ© de notre foi chrĂ©tienne. En effet, quand est-ce qu’on est crĂ©dible ?… Quand est-ce que le monde croira enfin que Dieu a vraiment envoyĂ© son Fils dans le monde pour nous sauver ?… JĂ©sus nous le dit clairement : cela n’arrivera que lorsque tous les chrĂ©tiens seront unis entre eux, de la mĂȘme maniĂšre que le Christ est uni Ă son PĂšre. Actuellement, on en est plutĂŽt bien loin, n’est-ce pas ?
Cependant nous savons bien que, dans cette question si épineuse, il faut toujours avancer par petits pas, car les siÚcles qui ont passé depuis la séparation des Orthodoxes, puis des Anglicans, et enfin des Protestants, ont laissé des traces douloureuses de méfiance envers les Catholiques, ainsi que des Catholiques envers les autres chrétiens.
VoilĂ presque cent ans que les fidĂšles de diffĂ©rentes confessions ont commencĂ© Ă prier pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens, bien avant que le Concile Vatican II appelle tous les catholiques Ă l’ĆcumĂ©nisme, en dĂ©clarant solennellement : « Cette conversion du cĆur et cette saintetĂ© de vie, ensemble avec les priĂšres publiques et privĂ©es pour lâunitĂ© des chrĂ©tiens, doivent ĂȘtre regardĂ©es comme lâĂąme de tout lâĆcumĂ©nisme et peuvent Ă bon droit ĂȘtre appelĂ©es ĆcumĂ©nisme spirituel » (Unitatis redintegratio, 8).
Depuis, les actions et les rassemblements de priĂšres se sont multipliĂ©s, crĂ©ant beaucoup d’occasions de rencontre et d’Ă©changes, ce qui a permis de mieux se connaĂźtre les uns les autres entre chrĂ©tiens, et de mieux prier ensemble: car ce qui nous unit est toujours plus important que ce qui a pu nous diviser Ă un moment ou Ă un autre de notre histoire. La foi en JĂ©sus Christ n’est pas nĂ©gociable, car c’est quand on regarde la Croix du Christ, qu’on comprend combien ça a coĂ»tĂ© Ă Dieu de nous rassembler tous dans l’unitĂ©.
Alors, comprenons bien que l’unitĂ© des chrĂ©tiens n’est pas Ă construire, comme si elle dĂ©pendait de nos efforts : elle est plutĂŽt Ă reconnaĂźtre, car c’est Dieu Lui-mĂȘme qui nous la donne. JĂ©sus n’a pas fondĂ© 47 300 Ă©glises (c’est le nombre actuel, d’aprĂšs le recensement officiel, de dĂ©nominations chrĂ©tiennes, prĂ©sentes aujourd’hui dans le monde : c’est un constat trĂšs affligeant, pour tous ceux qui aiment sincĂšrement le Christ) : JĂ©sus a fondĂ© UNE seule Ăglise, mĂȘme si nous n’en avons pas toujours conscience, et que nos yeux ne la voient pas encore rĂ©alisĂ©e sur terre.
Ainsi, tous nos efforts doivent ĂȘtre accomplis, non pas en s’efforçant d’ĂȘtre plus unis les uns aux autres â et plus particuliĂšrement avec nos frĂšres chrĂ©tiens â mais plutĂŽt d’ĂȘtre unis de plus en plus Ă©troitement Ă JĂ©sus Christ Lui-mĂȘme. Car c’est Lui, et Lui seul, la source de l’unitĂ© entre tous les hommes : il n’y en a pas d’autre.
PĂšre Gino
Publié le 22 janvier 2026
Edito du CurĂ© â dimanche 25 janvier 2026
« Quâils soient un, pour que le monde croie que tu mâas envoyé » (Jean 17, 21)
Pour bien terminer cette « Semaine de priĂšre pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens », il est bon de nous rappeler les raisons pour lesquelles, au moins une fois dans l’annĂ©e, nous nous souvenons de prier pour que tous nos frĂšres chrĂ©tiens puissent partager la mĂȘme communion fraternelle, que JĂ©sus nous a demandĂ©e de vivre.
Une des raisons est le dĂ©chirement spirituel, que toute Ăąme authentiquement chrĂ©tienne Ă©prouve, face Ă la dĂ©sunion actuelle des disciples du Christ : JĂ©sus nous invite Ă l’unitĂ©, Ă l’image de la relation intime entre le PĂšre et le Fils, et nous ne sommes mĂȘme pas capables de la vivre avec nos frĂšres les plus proches ; ne parlons pas des autres…
Une autre raison, et pas des moindres, puisqu’elle engage la possibilitĂ© mĂȘme de notre tĂ©moignage dans le monde â alors que JĂ©sus nous invite toujours Ă ĂȘtre missionnaires â est notre crĂ©dibilitĂ© vis-Ă -vis des autres, ceux qui nous regardent et qui attendent de nous un signe de la vĂ©ridicitĂ© de notre foi chrĂ©tienne. En effet, quand est-ce qu’on est crĂ©dible ?… Quand est-ce que le monde croira enfin que Dieu a vraiment envoyĂ© son Fils dans le monde pour nous sauver ?… JĂ©sus nous le dit clairement : cela n’arrivera que lorsque tous les chrĂ©tiens seront unis entre eux, de la mĂȘme maniĂšre que le Christ est uni Ă son PĂšre. Actuellement, on en est plutĂŽt bien loin, n’est-ce pas ?
Cependant nous savons bien que, dans cette question si épineuse, il faut toujours avancer par petits pas, car les siÚcles qui ont passé depuis la séparation des Orthodoxes, puis des Anglicans, et enfin des Protestants, ont laissé des traces douloureuses de méfiance envers les Catholiques, ainsi que des Catholiques envers les autres chrétiens.
VoilĂ presque cent ans que les fidĂšles de diffĂ©rentes confessions ont commencĂ© Ă prier pour l’unitĂ© des chrĂ©tiens, bien avant que le Concile Vatican II appelle tous les catholiques Ă l’ĆcumĂ©nisme, en dĂ©clarant solennellement : « Cette conversion du cĆur et cette saintetĂ© de vie, ensemble avec les priĂšres publiques et privĂ©es pour lâunitĂ© des chrĂ©tiens, doivent ĂȘtre regardĂ©es comme lâĂąme de tout lâĆcumĂ©nisme et peuvent Ă bon droit ĂȘtre appelĂ©es ĆcumĂ©nisme spirituel » (Unitatis redintegratio, 8).
Depuis, les actions et les rassemblements de priĂšres se sont multipliĂ©s, crĂ©ant beaucoup d’occasions de rencontre et d’Ă©changes, ce qui a permis de mieux se connaĂźtre les uns les autres entre chrĂ©tiens, et de mieux prier ensemble: car ce qui nous unit est toujours plus important que ce qui a pu nous diviser Ă un moment ou Ă un autre de notre histoire. La foi en JĂ©sus Christ n’est pas nĂ©gociable, car c’est quand on regarde la Croix du Christ, qu’on comprend combien ça a coĂ»tĂ© Ă Dieu de nous rassembler tous dans l’unitĂ©.
Alors, comprenons bien que l’unitĂ© des chrĂ©tiens n’est pas Ă construire, comme si elle dĂ©pendait de nos efforts : elle est plutĂŽt Ă reconnaĂźtre, car c’est Dieu Lui-mĂȘme qui nous la donne. JĂ©sus n’a pas fondĂ© 47 300 Ă©glises (c’est le nombre actuel, d’aprĂšs le recensement officiel, de dĂ©nominations chrĂ©tiennes, prĂ©sentes aujourd’hui dans le monde : c’est un constat trĂšs affligeant, pour tous ceux qui aiment sincĂšrement le Christ) : JĂ©sus a fondĂ© UNE seule Ăglise, mĂȘme si nous n’en avons pas toujours conscience, et que nos yeux ne la voient pas encore rĂ©alisĂ©e sur terre.
Ainsi, tous nos efforts doivent ĂȘtre accomplis, non pas en s’efforçant d’ĂȘtre plus unis les uns aux autres â et plus particuliĂšrement avec nos frĂšres chrĂ©tiens â mais plutĂŽt d’ĂȘtre unis de plus en plus Ă©troitement Ă JĂ©sus Christ Lui-mĂȘme. Car c’est Lui, et Lui seul, la source de l’unitĂ© entre tous les hommes : il n’y en a pas d’autre.
PĂšre Gino
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Publié le 22 janvier 2026