Edito du curĂ© – dimanche 15 fĂ©vrier 2026
Homélie du Sacrement des malades pour le dimanche de la santé
Aujourd’hui, nous sommes lĂ pour tĂ©moigner de la valeur de la VIE. En France, beaucoup de gens considĂšrent les malades comme un poids pour la sociĂ©tĂ©, comme des personnes « improductives », qui ne nous apportent rien, et qu’il vaudrait mieux faire disparaĂźtre. La loi sur l’euthanasie et le suicide assistĂ© avait Ă©chouĂ© une premiĂšre fois Ă cause de la dissolution de l’AssemblĂ©e Nationale, mais ses partisans sont dĂ©jĂ en train de revenir Ă la charge. Dans leur cynisme, ils appellent cela la « bonne » mort, dont le but est de se dĂ©barrasser des malades au plus vite, et sans aucun Ă©tat d’Ăąme. Au passage, l’an dernier, la vice-prĂ©sidente de l’ADMD â l’Association pour le Droit de Mourir dans la DignitĂ© â avait programmĂ© son suicide assistĂ© en Suisse, puis elle s’est dĂ©sistĂ©e au dernier moment: comme quoi, ce que ces criminels prĂ©conisent pour nous, ils ne le souhaitent pas forcĂ©ment pour eux-mĂȘmes…
On ose Ă peine imaginer les rĂ©elles motivations d’un tel projet gĂ©nocidaire: se dĂ©barrasser des malades, des personnes ĂągĂ©es, des porteurs de handicap, parce qu’ils coĂ»tent trop cher Ă la SĂ©curitĂ© Sociale ; comme au temps des nazis… Au Canada, par exemple, beaucoup de mĂ©decins culpabilisent les grands malades qui osent refuser l’euthanasie, et beaucoup de familles sont dĂ©chirĂ©es au sujet des dĂ©cisions Ă prendre Ă leur sujet… Ne croyez pas ces menteurs car, en face de Dieu, aucune vie n’est inutile ! L’Ăglise nous apprend Ă respecter la vie humaine, dĂšs sa conception et jusqu’Ă sa fin naturelle, quelles que soient les conditions de son existence.
Aujourd’hui, Ă cause du dĂ©pistage prĂ©coce pendant la grossesse, 98% des enfants trisomiques sont avortĂ©s, alors qu’ils ont des trĂ©sors d’affection et d’amour Ă donner Ă leurs parents. Si vous avez dans votre entourage des enfants trisomiques, allez les voir : vous serez agrĂ©ablement surpris…
Vous, les malades, vous avez Ă nous apporter quelque chose que ces meurtriers n’imaginent mĂȘme pas, tellement ils le trouvent dĂ©risoire : c’est votre PRIĂRE. On se dit parfois : « Je ne suis bon Ă rien, je ne peux rien faire pour les autres »; c’est FAUX ! Et, mĂȘme si l’on comprend la valeur salvifique de la priĂšre, on la fait, en se disant que c’est juste parce qu’on ne peut rien faire d’autre ; et c’est FAUX aussi. Songez combien de personnes, hommes et femmes â en ce moment mĂȘme ! â sont en train de prier dans un MONASTĂRE, en prĂ©sentant devant Dieu les priĂšres de tous leurs frĂšres et sĆurs : et ce sont EUX, Ă n’en pas douter, qui soutiennent le monde entier par leurs priĂšres !… La priĂšre n’est JAMAIS le dernier recours: elle est plutĂŽt le PREMIER des recours ! Ces reprĂ©sentants indignes de la race humaine qui voudraient vous Ă©liminer, prĂ©textant de votre inutilitĂ©, ce sont les MĂMES qui voudraient faire disparaĂźtre aussi la religion chrĂ©tienne dans le monde : c’est Ă rĂ©flĂ©chir…
Vous ferez ce que vous voudrez, dans la libertĂ© de votre cĆur : mais sachez que, lorsque vous priez, vous ĂȘtes en communion avec tous les religieux et religieuses du monde entier, qui prient en mĂȘme temps que vous… Dans chacun de vous, il y a un MONASTĂRE, si vous le voulez : le monastĂšre de votre cĆur, qui s’adresse Ă Dieu pour le salut de toute l’humanitĂ©…
Le Sacrement des malades ne vous donnera pas une capacitĂ© supplĂ©mentaire de tĂ©moigner du Christ autour de vous, car vous l’avez dĂ©jĂ reçue par votre BaptĂȘme, et elle a Ă©tĂ© renforcĂ©e par votre Confirmation. Ce sacrement agit plutĂŽt en vous, Ă travers TROIS directions complĂ©mentaires.
- D’abord, il apaise vos souffrances corporelle et psychiques, il console vos soucis et vous donne la paix du cĆur. J’en ai fait moi-mĂȘme l’expĂ©rience, car j’ai dĂ©jĂ reçu deux fois le Sacrement des malades, Ă l’occasion de deux opĂ©rations majeures (qui ne se sont d’ailleurs pas trĂšs bien passĂ©es).
- Ensuite, il vous GUĂRIT. Il guĂ©rit votre Ăąme, car c’est beaucoup plus important que tout le reste. NĂ©anmoins â j’en ai Ă©tĂ© moi-mĂȘme tĂ©moin â le Sacrement des malades guĂ©rit parfois aussi le corps: c’est Dieu Lui-mĂȘme, qui dĂ©cide ce qui est le mieux pour chacun de nous. La question est trĂšs simple : est-ce que c’est mieux, pour nous, d’ĂȘtre fortifiĂ©s dans notre esprit, de continuer de tĂ©moigner du Christ dans notre faiblesse, ou plutĂŽt d’ĂȘtre guĂ©ris dans notre corps ?… J’ai Ă©tĂ© stomisĂ© pendant un an et demi, avec une poche gastrique qui pendouillait de mon ventre du cĂŽtĂ© gauche. Je peux vous dire que, lorsque je visitais un malade Ă l’hĂŽpital, ou dans une maison de retraite â cela m’est arrivĂ©, mĂȘme lorsque j’Ă©tais moi-mĂȘme hospitalisĂ© â et que je lui disais « Je vous comprends » : lĂ , je savais que j’Ă©tais enfin crĂ©dible (d’ailleurs, je ne me privais pas de montrer souvent ma poche gastrique, afin de montrer ma solidaritĂ© envers les autres malades…)
- Enfin, le sacrement des malades nous fait participer des souffrances-mĂȘmes du Christ. Car, normalement, ce n’est absolument pas le cas ! Ce n’est pas parce que l’on souffre, qu’on est dĂ©jĂ associĂ© Ă sa Passion et Ă sa Croix !… Il faut faire un acte volontaire de confiance, d’abandon, sans calcul, sans condition, que seul le Sacrement des malades rend possible. Combien de souffrances inutiles sont ainsi gaspillĂ©es, parce que des malades n’ont pas su les offrir Ă Dieu pour leur salut et celui du monde : au moins, pour le salut de leurs proches ! Celui-ci est le stade le plus Ă©levĂ©, auquel nous appelle le Sacrement des malades: celui de savoir que, en offrant ses propres souffrances, on participe ainsi au salut du monde…
Je le rĂ©pĂšte : ce n’est pas parce qu’on ne peut rien faire d’autre, qu’on a recours Ă la PRIĂRE et Ă l’OFFRANDE de ses souffrances, car c’est une dĂ©cision qui est indĂ©pendante de la maladie. Chacun de nous, dans le secret de son cĆur, peut prendre cette dĂ©cision fondamentale : Seigneur, quoi qu’il arrive, je t’offre TOUT, ma vie, ma santĂ©, car tout ce que possĂšde, toutes mes capacitĂ©s et mes Ă©nergies, car c’est de Toi que je les ai reçues. Amen.
   PÚre Gino
Publié le 12 février 2026
Edito du curĂ© – dimanche 15 fĂ©vrier 2026
Homélie du Sacrement des malades pour le dimanche de la santé
Aujourd’hui, nous sommes lĂ pour tĂ©moigner de la valeur de la VIE. En France, beaucoup de gens considĂšrent les malades comme un poids pour la sociĂ©tĂ©, comme des personnes « improductives », qui ne nous apportent rien, et qu’il vaudrait mieux faire disparaĂźtre. La loi sur l’euthanasie et le suicide assistĂ© avait Ă©chouĂ© une premiĂšre fois Ă cause de la dissolution de l’AssemblĂ©e Nationale, mais ses partisans sont dĂ©jĂ en train de revenir Ă la charge. Dans leur cynisme, ils appellent cela la « bonne » mort, dont le but est de se dĂ©barrasser des malades au plus vite, et sans aucun Ă©tat d’Ăąme. Au passage, l’an dernier, la vice-prĂ©sidente de l’ADMD â l’Association pour le Droit de Mourir dans la DignitĂ© â avait programmĂ© son suicide assistĂ© en Suisse, puis elle s’est dĂ©sistĂ©e au dernier moment: comme quoi, ce que ces criminels prĂ©conisent pour nous, ils ne le souhaitent pas forcĂ©ment pour eux-mĂȘmes…
On ose Ă peine imaginer les rĂ©elles motivations d’un tel projet gĂ©nocidaire: se dĂ©barrasser des malades, des personnes ĂągĂ©es, des porteurs de handicap, parce qu’ils coĂ»tent trop cher Ă la SĂ©curitĂ© Sociale ; comme au temps des nazis… Au Canada, par exemple, beaucoup de mĂ©decins culpabilisent les grands malades qui osent refuser l’euthanasie, et beaucoup de familles sont dĂ©chirĂ©es au sujet des dĂ©cisions Ă prendre Ă leur sujet… Ne croyez pas ces menteurs car, en face de Dieu, aucune vie n’est inutile ! L’Ăglise nous apprend Ă respecter la vie humaine, dĂšs sa conception et jusqu’Ă sa fin naturelle, quelles que soient les conditions de son existence.
Aujourd’hui, Ă cause du dĂ©pistage prĂ©coce pendant la grossesse, 98% des enfants trisomiques sont avortĂ©s, alors qu’ils ont des trĂ©sors d’affection et d’amour Ă donner Ă leurs parents. Si vous avez dans votre entourage des enfants trisomiques, allez les voir : vous serez agrĂ©ablement surpris…
Vous, les malades, vous avez Ă nous apporter quelque chose que ces meurtriers n’imaginent mĂȘme pas, tellement ils le trouvent dĂ©risoire : c’est votre PRIĂRE. On se dit parfois : « Je ne suis bon Ă rien, je ne peux rien faire pour les autres »; c’est FAUX ! Et, mĂȘme si l’on comprend la valeur salvifique de la priĂšre, on la fait, en se disant que c’est juste parce qu’on ne peut rien faire d’autre ; et c’est FAUX aussi. Songez combien de personnes, hommes et femmes â en ce moment mĂȘme ! â sont en train de prier dans un MONASTĂRE, en prĂ©sentant devant Dieu les priĂšres de tous leurs frĂšres et sĆurs : et ce sont EUX, Ă n’en pas douter, qui soutiennent le monde entier par leurs priĂšres !… La priĂšre n’est JAMAIS le dernier recours: elle est plutĂŽt le PREMIER des recours ! Ces reprĂ©sentants indignes de la race humaine qui voudraient vous Ă©liminer, prĂ©textant de votre inutilitĂ©, ce sont les MĂMES qui voudraient faire disparaĂźtre aussi la religion chrĂ©tienne dans le monde : c’est Ă rĂ©flĂ©chir…
Vous ferez ce que vous voudrez, dans la libertĂ© de votre cĆur : mais sachez que, lorsque vous priez, vous ĂȘtes en communion avec tous les religieux et religieuses du monde entier, qui prient en mĂȘme temps que vous… Dans chacun de vous, il y a un MONASTĂRE, si vous le voulez : le monastĂšre de votre cĆur, qui s’adresse Ă Dieu pour le salut de toute l’humanitĂ©…
Le Sacrement des malades ne vous donnera pas une capacitĂ© supplĂ©mentaire de tĂ©moigner du Christ autour de vous, car vous l’avez dĂ©jĂ reçue par votre BaptĂȘme, et elle a Ă©tĂ© renforcĂ©e par votre Confirmation. Ce sacrement agit plutĂŽt en vous, Ă travers TROIS directions complĂ©mentaires.
- D’abord, il apaise vos souffrances corporelle et psychiques, il console vos soucis et vous donne la paix du cĆur. J’en ai fait moi-mĂȘme l’expĂ©rience, car j’ai dĂ©jĂ reçu deux fois le Sacrement des malades, Ă l’occasion de deux opĂ©rations majeures (qui ne se sont d’ailleurs pas trĂšs bien passĂ©es).
- Ensuite, il vous GUĂRIT. Il guĂ©rit votre Ăąme, car c’est beaucoup plus important que tout le reste. NĂ©anmoins â j’en ai Ă©tĂ© moi-mĂȘme tĂ©moin â le Sacrement des malades guĂ©rit parfois aussi le corps: c’est Dieu Lui-mĂȘme, qui dĂ©cide ce qui est le mieux pour chacun de nous. La question est trĂšs simple : est-ce que c’est mieux, pour nous, d’ĂȘtre fortifiĂ©s dans notre esprit, de continuer de tĂ©moigner du Christ dans notre faiblesse, ou plutĂŽt d’ĂȘtre guĂ©ris dans notre corps ?… J’ai Ă©tĂ© stomisĂ© pendant un an et demi, avec une poche gastrique qui pendouillait de mon ventre du cĂŽtĂ© gauche. Je peux vous dire que, lorsque je visitais un malade Ă l’hĂŽpital, ou dans une maison de retraite â cela m’est arrivĂ©, mĂȘme lorsque j’Ă©tais moi-mĂȘme hospitalisĂ© â et que je lui disais « Je vous comprends » : lĂ , je savais que j’Ă©tais enfin crĂ©dible (d’ailleurs, je ne me privais pas de montrer souvent ma poche gastrique, afin de montrer ma solidaritĂ© envers les autres malades…)
- Enfin, le sacrement des malades nous fait participer des souffrances-mĂȘmes du Christ. Car, normalement, ce n’est absolument pas le cas ! Ce n’est pas parce que l’on souffre, qu’on est dĂ©jĂ associĂ© Ă sa Passion et Ă sa Croix !… Il faut faire un acte volontaire de confiance, d’abandon, sans calcul, sans condition, que seul le Sacrement des malades rend possible. Combien de souffrances inutiles sont ainsi gaspillĂ©es, parce que des malades n’ont pas su les offrir Ă Dieu pour leur salut et celui du monde : au moins, pour le salut de leurs proches ! Celui-ci est le stade le plus Ă©levĂ©, auquel nous appelle le Sacrement des malades: celui de savoir que, en offrant ses propres souffrances, on participe ainsi au salut du monde…
Je le rĂ©pĂšte : ce n’est pas parce qu’on ne peut rien faire d’autre, qu’on a recours Ă la PRIĂRE et Ă l’OFFRANDE de ses souffrances, car c’est une dĂ©cision qui est indĂ©pendante de la maladie. Chacun de nous, dans le secret de son cĆur, peut prendre cette dĂ©cision fondamentale : Seigneur, quoi qu’il arrive, je t’offre TOUT, ma vie, ma santĂ©, car tout ce que possĂšde, toutes mes capacitĂ©s et mes Ă©nergies, car c’est de Toi que je les ai reçues. Amen.
   PÚre Gino
Publié le 12 février 2026
Edito du curĂ© – dimanche 15 fĂ©vrier 2026
Homélie du Sacrement des malades pour le dimanche de la santé
Aujourd’hui, nous sommes lĂ pour tĂ©moigner de la valeur de la VIE. En France, beaucoup de gens considĂšrent les malades comme un poids pour la sociĂ©tĂ©, comme des personnes « improductives », qui ne nous apportent rien, et qu’il vaudrait mieux faire disparaĂźtre. La loi sur l’euthanasie et le suicide assistĂ© avait Ă©chouĂ© une premiĂšre fois Ă cause de la dissolution de l’AssemblĂ©e Nationale, mais ses partisans sont dĂ©jĂ en train de revenir Ă la charge. Dans leur cynisme, ils appellent cela la « bonne » mort, dont le but est de se dĂ©barrasser des malades au plus vite, et sans aucun Ă©tat d’Ăąme. Au passage, l’an dernier, la vice-prĂ©sidente de l’ADMD â l’Association pour le Droit de Mourir dans la DignitĂ© â avait programmĂ© son suicide assistĂ© en Suisse, puis elle s’est dĂ©sistĂ©e au dernier moment: comme quoi, ce que ces criminels prĂ©conisent pour nous, ils ne le souhaitent pas forcĂ©ment pour eux-mĂȘmes…
On ose Ă peine imaginer les rĂ©elles motivations d’un tel projet gĂ©nocidaire: se dĂ©barrasser des malades, des personnes ĂągĂ©es, des porteurs de handicap, parce qu’ils coĂ»tent trop cher Ă la SĂ©curitĂ© Sociale ; comme au temps des nazis… Au Canada, par exemple, beaucoup de mĂ©decins culpabilisent les grands malades qui osent refuser l’euthanasie, et beaucoup de familles sont dĂ©chirĂ©es au sujet des dĂ©cisions Ă prendre Ă leur sujet… Ne croyez pas ces menteurs car, en face de Dieu, aucune vie n’est inutile ! L’Ăglise nous apprend Ă respecter la vie humaine, dĂšs sa conception et jusqu’Ă sa fin naturelle, quelles que soient les conditions de son existence.
Aujourd’hui, Ă cause du dĂ©pistage prĂ©coce pendant la grossesse, 98% des enfants trisomiques sont avortĂ©s, alors qu’ils ont des trĂ©sors d’affection et d’amour Ă donner Ă leurs parents. Si vous avez dans votre entourage des enfants trisomiques, allez les voir : vous serez agrĂ©ablement surpris…
Vous, les malades, vous avez Ă nous apporter quelque chose que ces meurtriers n’imaginent mĂȘme pas, tellement ils le trouvent dĂ©risoire : c’est votre PRIĂRE. On se dit parfois : « Je ne suis bon Ă rien, je ne peux rien faire pour les autres »; c’est FAUX ! Et, mĂȘme si l’on comprend la valeur salvifique de la priĂšre, on la fait, en se disant que c’est juste parce qu’on ne peut rien faire d’autre ; et c’est FAUX aussi. Songez combien de personnes, hommes et femmes â en ce moment mĂȘme ! â sont en train de prier dans un MONASTĂRE, en prĂ©sentant devant Dieu les priĂšres de tous leurs frĂšres et sĆurs : et ce sont EUX, Ă n’en pas douter, qui soutiennent le monde entier par leurs priĂšres !… La priĂšre n’est JAMAIS le dernier recours: elle est plutĂŽt le PREMIER des recours ! Ces reprĂ©sentants indignes de la race humaine qui voudraient vous Ă©liminer, prĂ©textant de votre inutilitĂ©, ce sont les MĂMES qui voudraient faire disparaĂźtre aussi la religion chrĂ©tienne dans le monde : c’est Ă rĂ©flĂ©chir…
Vous ferez ce que vous voudrez, dans la libertĂ© de votre cĆur : mais sachez que, lorsque vous priez, vous ĂȘtes en communion avec tous les religieux et religieuses du monde entier, qui prient en mĂȘme temps que vous… Dans chacun de vous, il y a un MONASTĂRE, si vous le voulez : le monastĂšre de votre cĆur, qui s’adresse Ă Dieu pour le salut de toute l’humanitĂ©…
Le Sacrement des malades ne vous donnera pas une capacitĂ© supplĂ©mentaire de tĂ©moigner du Christ autour de vous, car vous l’avez dĂ©jĂ reçue par votre BaptĂȘme, et elle a Ă©tĂ© renforcĂ©e par votre Confirmation. Ce sacrement agit plutĂŽt en vous, Ă travers TROIS directions complĂ©mentaires.
- D’abord, il apaise vos souffrances corporelle et psychiques, il console vos soucis et vous donne la paix du cĆur. J’en ai fait moi-mĂȘme l’expĂ©rience, car j’ai dĂ©jĂ reçu deux fois le Sacrement des malades, Ă l’occasion de deux opĂ©rations majeures (qui ne se sont d’ailleurs pas trĂšs bien passĂ©es).
- Ensuite, il vous GUĂRIT. Il guĂ©rit votre Ăąme, car c’est beaucoup plus important que tout le reste. NĂ©anmoins â j’en ai Ă©tĂ© moi-mĂȘme tĂ©moin â le Sacrement des malades guĂ©rit parfois aussi le corps: c’est Dieu Lui-mĂȘme, qui dĂ©cide ce qui est le mieux pour chacun de nous. La question est trĂšs simple : est-ce que c’est mieux, pour nous, d’ĂȘtre fortifiĂ©s dans notre esprit, de continuer de tĂ©moigner du Christ dans notre faiblesse, ou plutĂŽt d’ĂȘtre guĂ©ris dans notre corps ?… J’ai Ă©tĂ© stomisĂ© pendant un an et demi, avec une poche gastrique qui pendouillait de mon ventre du cĂŽtĂ© gauche. Je peux vous dire que, lorsque je visitais un malade Ă l’hĂŽpital, ou dans une maison de retraite â cela m’est arrivĂ©, mĂȘme lorsque j’Ă©tais moi-mĂȘme hospitalisĂ© â et que je lui disais « Je vous comprends » : lĂ , je savais que j’Ă©tais enfin crĂ©dible (d’ailleurs, je ne me privais pas de montrer souvent ma poche gastrique, afin de montrer ma solidaritĂ© envers les autres malades…)
- Enfin, le sacrement des malades nous fait participer des souffrances-mĂȘmes du Christ. Car, normalement, ce n’est absolument pas le cas ! Ce n’est pas parce que l’on souffre, qu’on est dĂ©jĂ associĂ© Ă sa Passion et Ă sa Croix !… Il faut faire un acte volontaire de confiance, d’abandon, sans calcul, sans condition, que seul le Sacrement des malades rend possible. Combien de souffrances inutiles sont ainsi gaspillĂ©es, parce que des malades n’ont pas su les offrir Ă Dieu pour leur salut et celui du monde : au moins, pour le salut de leurs proches ! Celui-ci est le stade le plus Ă©levĂ©, auquel nous appelle le Sacrement des malades: celui de savoir que, en offrant ses propres souffrances, on participe ainsi au salut du monde…
Je le rĂ©pĂšte : ce n’est pas parce qu’on ne peut rien faire d’autre, qu’on a recours Ă la PRIĂRE et Ă l’OFFRANDE de ses souffrances, car c’est une dĂ©cision qui est indĂ©pendante de la maladie. Chacun de nous, dans le secret de son cĆur, peut prendre cette dĂ©cision fondamentale : Seigneur, quoi qu’il arrive, je t’offre TOUT, ma vie, ma santĂ©, car tout ce que possĂšde, toutes mes capacitĂ©s et mes Ă©nergies, car c’est de Toi que je les ai reçues. Amen.
   PÚre Gino
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Publié le 12 février 2026