Row rect Shape Decorative svg added to top

Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026

lelien

« Aucun ne vit pour soi-même, aucun ne meurt pour soi-même…»

Voilà une conviction intime de l’apôtre Paul : l’appartenance au Seigneur ! Une appartenance scellée, non plus par un code de lois comme dans l’Ancienne Alliance, mais par le lien mystique que procure la grâce du Baptême, sacrement de la Nouvelle Alliance. Le Baptisé n’est plus un électron libre, ni une île isolée au milieu de la mer, il vit désormais une union intime et solidaire dans le Christ et avec tous ceux que la grâce du baptême lie au Christ mort et ressuscité. Ce thème de l’appartenance au Christ, Paul le développe depuis le chapitre 13 avec l’amour du prochain enraciné dans le Christ : tout est centré sur le Christ, tout trouve son origine en Lui et tout a sa finalité en Lui. Cet enseignement, l’Apôtre Paul le puise dans son expérience personnelle : « pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1,21).

L’appartenance au Christ nous dessaisit de nous même et nous oriente vers l’unique objectif, le discernement de la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait (Rm 12,2). L’exhortation de Paul s’adresse ainsi à tous les baptisés dont la vocation est désormais calquée sur celle du Christ. Me vient alors à l’esprit un certain livre anonyme de piété chrétienne : L’imitation de Jésus-Christ (De imitatione Christi, paru entre le XIV et le XVème siècles). Ce livre a connu un immense succès. Son titre assez évocateur se veut un chemin expérimental à la suite du Christ, avec les exigences et les renoncements qui s’imposent. Comme l’option du Christ est un choix préférentiel pour ceux qui croient en Lui et pour ceux qui Lui consacrent leur vie recluse dans un monastère, une interrogation émerge : comment, à la lumière de la vie Jésus-Christ, discerner la volonté de Dieu dans un contexte bien déterminé ? Autrement dit, comment répondre valablement à la vocation chrétienne dans le monde d’aujourd’hui ? Pour mieux contextualiser la question, il serait mieux de la poser en rapport avec l’évangile de ce dimanche : comment vivre le pardon du Christ dans mon rapport avec le prochain ? Que faire s’il vient à m’offenser gratuitement ? Dois-je lui pardonner ? Une fois… ? deux fois… ? trois fois… ?

Ce dilemme qui a déstabilisé Pierre, cet homme qui a tout laissé pour suivre le Christ, déstabilise tout homme au quotidien: « combien de fois dois-je pardonner à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? ». Comme tout bon juif, Pierre voudrait « légaliser » ou « normaliser », « formaliser » le pardon, lui donner un cadre audelà duquel il serait impossible de pardonner. Déjà, accorder le pardon jusqu’à sept fois à une personne qui dit injustement du mal de nous serait le maximum que l’on puisse faire. La limite du pardon à sept fois est un exploit sur le plan humain et serait même l’idéal de ce qu’exige la Loi juive ! Mais que dit Jésus au sujet du Pardon ?

Sa réponse est stupéfiante: « Je ne te dis pas jusqu’à 7 fois mais jusqu’à 70 fois sept fois ». Le pardon sans limite ! Jésus demande-t-il à Pierre quelque chose d’humainement impossible ? La parabole du débiteur insolvable d’une dette de 60 millions de deniers qui étrangle son ami pour une dette largement moins importante est un triste tableau du pardon impossible dans le cœur de l’homme. La leçon de cette parabole attire notre attention sur le pardon gracieux que nous recevons de Dieu, un pardon sans commune mesure avec celui que nous avons à donner à notre tour ! La question fondamentale n’est pas forcément sur ce qu’est le pardon mais: pourquoi pardonner ?

Revenons à présent sur la finalité de notre vie centrée sur le Christ à laquelle l’Apôtre Paul exhorte les nouveaux convertis à l’Evangile et tout baptisé. Le pardon, tout comme l’amour, c’est le Christ. Par son Sang versé sur la Croix, Dieu a réconcilié le genre humain, souligne fortement l’Apôtre des Gentils (Col 1, 20). La leçon ultime et le chemin véritable du pardon se trouvent au pied de la Croix, symbole fort du pardon de Dieu. Ce qui est humainement impossible est divinement possible. Au « pardon limité » suggéré dans la question initiale de Pierre, Jésus propose « un pardon sans limite ». Dès lors, appartenant au Christ, le pardon à offrir n’est plus une question de Loi qui limite son impact et son déploiement… Le Pardon est une vertu qu’il est bon de contempler au pied la Croix et de cultiver dans le jardin du Christ. Sans cet attachement au Christ, nous trouverons toujours des limites et des raisons de refuser le pardon, à chaque fois que nous voulons « penser le pardon » à partir de nos schémas humains. Et pourtant, le Pardon est possible à partir du moment où nous devenons disciple du Christ et que tout se dessine à partir de Lui et pour Lui. Il faut envisager le pardon « à cause du Christ » !

La parabole du débiteur impitoyable offre une nouvelle perspective du pardon, à partir de la prise de conscience de notre condition de pécheur pardonné. Tout baptisé est un pécheur pardonné. La dette colossale qui nous a été remise, depuis la désobéissance d’Adam, c’est notre péché, le refus de Dieu ! Il faudrait se le dire : notre effort humain– même mêlé à nos multiples intercessions souvent imparfaitesne saurait valablement honorer cette dette abyssale. Le Pardon ne trouve son fondement que dans le pardon gratuit de Dieu, dans cette remise totale de la dette, sans condition. Posons-nous la question : que nous inspire ce pardon gracieux reçu de Dieu– c’est-à-dire un pardon par grâce, par pure bonté de Dieupar rapport à notre dette si considérable ? La rigidité ferme notre cœur sur nous-même. Du débiteur quisuppliait et à qui on a remis toute sa dette, on devient très vite le créancier que l’on supplie et qui n’ose pas ouvrir son cœur à la dimension du pardon dont il est le bénéficiaire.
Seigneur, ouvre mon cœur à la dimension de ton cœur de Père qui n’est que paix, tendresse, amour et miséricorde.

Père Dieudonné MASSOMA, Curé

Publié le 09 septembre 2026

Row rect Shape Decorative svg added to top

Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026

« Aucun ne vit pour soi-même, aucun ne meurt pour soi-même…»

Voilà une conviction intime de l’apôtre Paul : l’appartenance au Seigneur ! Une appartenance scellée, non plus par un code de lois comme dans l’Ancienne Alliance, mais par le lien mystique que procure la grâce du Baptême, sacrement de la Nouvelle Alliance. Le Baptisé n’est plus un électron libre, ni une île isolée au milieu de la mer, il vit désormais une union intime et solidaire dans le Christ et avec tous ceux que la grâce du baptême lie au Christ mort et ressuscité. Ce thème de l’appartenance au Christ, Paul le développe depuis le chapitre 13 avec l’amour du prochain enraciné dans le Christ : tout est centré sur le Christ, tout trouve son origine en Lui et tout a sa finalité en Lui. Cet enseignement, l’Apôtre Paul le puise dans son expérience personnelle : « pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1,21).

L’appartenance au Christ nous dessaisit de nous même et nous oriente vers l’unique objectif, le discernement de la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait (Rm 12,2). L’exhortation de Paul s’adresse ainsi à tous les baptisés dont la vocation est désormais calquée sur celle du Christ. Me vient alors à l’esprit un certain livre anonyme de piété chrétienne : L’imitation de Jésus-Christ (De imitatione Christi, paru entre le XIV et le XVème siècles). Ce livre a connu un immense succès. Son titre assez évocateur se veut un chemin expérimental à la suite du Christ, avec les exigences et les renoncements qui s’imposent. Comme l’option du Christ est un choix préférentiel pour ceux qui croient en Lui et pour ceux qui Lui consacrent leur vie recluse dans un monastère, une interrogation émerge : comment, à la lumière de la vie Jésus-Christ, discerner la volonté de Dieu dans un contexte bien déterminé ? Autrement dit, comment répondre valablement à la vocation chrétienne dans le monde d’aujourd’hui ? Pour mieux contextualiser la question, il serait mieux de la poser en rapport avec l’évangile de ce dimanche : comment vivre le pardon du Christ dans mon rapport avec le prochain ? Que faire s’il vient à m’offenser gratuitement ? Dois-je lui pardonner ? Une fois… ? deux fois… ? trois fois… ?

Ce dilemme qui a déstabilisé Pierre, cet homme qui a tout laissé pour suivre le Christ, déstabilise tout homme au quotidien: « combien de fois dois-je pardonner à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? ». Comme tout bon juif, Pierre voudrait « légaliser » ou « normaliser », « formaliser » le pardon, lui donner un cadre audelà duquel il serait impossible de pardonner. Déjà, accorder le pardon jusqu’à sept fois à une personne qui dit injustement du mal de nous serait le maximum que l’on puisse faire. La limite du pardon à sept fois est un exploit sur le plan humain et serait même l’idéal de ce qu’exige la Loi juive ! Mais que dit Jésus au sujet du Pardon ?

Sa réponse est stupéfiante: « Je ne te dis pas jusqu’à 7 fois mais jusqu’à 70 fois sept fois ». Le pardon sans limite ! Jésus demande-t-il à Pierre quelque chose d’humainement impossible ? La parabole du débiteur insolvable d’une dette de 60 millions de deniers qui étrangle son ami pour une dette largement moins importante est un triste tableau du pardon impossible dans le cœur de l’homme. La leçon de cette parabole attire notre attention sur le pardon gracieux que nous recevons de Dieu, un pardon sans commune mesure avec celui que nous avons à donner à notre tour ! La question fondamentale n’est pas forcément sur ce qu’est le pardon mais: pourquoi pardonner ?

Revenons à présent sur la finalité de notre vie centrée sur le Christ à laquelle l’Apôtre Paul exhorte les nouveaux convertis à l’Evangile et tout baptisé. Le pardon, tout comme l’amour, c’est le Christ. Par son Sang versé sur la Croix, Dieu a réconcilié le genre humain, souligne fortement l’Apôtre des Gentils (Col 1, 20). La leçon ultime et le chemin véritable du pardon se trouvent au pied de la Croix, symbole fort du pardon de Dieu. Ce qui est humainement impossible est divinement possible. Au « pardon limité » suggéré dans la question initiale de Pierre, Jésus propose « un pardon sans limite ». Dès lors, appartenant au Christ, le pardon à offrir n’est plus une question de Loi qui limite son impact et son déploiement… Le Pardon est une vertu qu’il est bon de contempler au pied la Croix et de cultiver dans le jardin du Christ. Sans cet attachement au Christ, nous trouverons toujours des limites et des raisons de refuser le pardon, à chaque fois que nous voulons « penser le pardon » à partir de nos schémas humains. Et pourtant, le Pardon est possible à partir du moment où nous devenons disciple du Christ et que tout se dessine à partir de Lui et pour Lui. Il faut envisager le pardon « à cause du Christ » !

La parabole du débiteur impitoyable offre une nouvelle perspective du pardon, à partir de la prise de conscience de notre condition de pécheur pardonné. Tout baptisé est un pécheur pardonné. La dette colossale qui nous a été remise, depuis la désobéissance d’Adam, c’est notre péché, le refus de Dieu ! Il faudrait se le dire : notre effort humain– même mêlé à nos multiples intercessions souvent imparfaitesne saurait valablement honorer cette dette abyssale. Le Pardon ne trouve son fondement que dans le pardon gratuit de Dieu, dans cette remise totale de la dette, sans condition. Posons-nous la question : que nous inspire ce pardon gracieux reçu de Dieu– c’est-à-dire un pardon par grâce, par pure bonté de Dieupar rapport à notre dette si considérable ? La rigidité ferme notre cœur sur nous-même. Du débiteur quisuppliait et à qui on a remis toute sa dette, on devient très vite le créancier que l’on supplie et qui n’ose pas ouvrir son cœur à la dimension du pardon dont il est le bénéficiaire.
Seigneur, ouvre mon cœur à la dimension de ton cœur de Père qui n’est que paix, tendresse, amour et miséricorde.

Père Dieudonné MASSOMA, Curé

Publié le 09 septembre 2026

Row rect Shape Decorative svg added to top

Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026

lelien

« Aucun ne vit pour soi-même, aucun ne meurt pour soi-même…»

Voilà une conviction intime de l’apôtre Paul : l’appartenance au Seigneur ! Une appartenance scellée, non plus par un code de lois comme dans l’Ancienne Alliance, mais par le lien mystique que procure la grâce du Baptême, sacrement de la Nouvelle Alliance. Le Baptisé n’est plus un électron libre, ni une île isolée au milieu de la mer, il vit désormais une union intime et solidaire dans le Christ et avec tous ceux que la grâce du baptême lie au Christ mort et ressuscité. Ce thème de l’appartenance au Christ, Paul le développe depuis le chapitre 13 avec l’amour du prochain enraciné dans le Christ : tout est centré sur le Christ, tout trouve son origine en Lui et tout a sa finalité en Lui. Cet enseignement, l’Apôtre Paul le puise dans son expérience personnelle : « pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1,21).

L’appartenance au Christ nous dessaisit de nous même et nous oriente vers l’unique objectif, le discernement de la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait (Rm 12,2). L’exhortation de Paul s’adresse ainsi à tous les baptisés dont la vocation est désormais calquée sur celle du Christ. Me vient alors à l’esprit un certain livre anonyme de piété chrétienne : L’imitation de Jésus-Christ (De imitatione Christi, paru entre le XIV et le XVème siècles). Ce livre a connu un immense succès. Son titre assez évocateur se veut un chemin expérimental à la suite du Christ, avec les exigences et les renoncements qui s’imposent. Comme l’option du Christ est un choix préférentiel pour ceux qui croient en Lui et pour ceux qui Lui consacrent leur vie recluse dans un monastère, une interrogation émerge : comment, à la lumière de la vie Jésus-Christ, discerner la volonté de Dieu dans un contexte bien déterminé ? Autrement dit, comment répondre valablement à la vocation chrétienne dans le monde d’aujourd’hui ? Pour mieux contextualiser la question, il serait mieux de la poser en rapport avec l’évangile de ce dimanche : comment vivre le pardon du Christ dans mon rapport avec le prochain ? Que faire s’il vient à m’offenser gratuitement ? Dois-je lui pardonner ? Une fois… ? deux fois… ? trois fois… ?

Ce dilemme qui a déstabilisé Pierre, cet homme qui a tout laissé pour suivre le Christ, déstabilise tout homme au quotidien: « combien de fois dois-je pardonner à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? ». Comme tout bon juif, Pierre voudrait « légaliser » ou « normaliser », « formaliser » le pardon, lui donner un cadre audelà duquel il serait impossible de pardonner. Déjà, accorder le pardon jusqu’à sept fois à une personne qui dit injustement du mal de nous serait le maximum que l’on puisse faire. La limite du pardon à sept fois est un exploit sur le plan humain et serait même l’idéal de ce qu’exige la Loi juive ! Mais que dit Jésus au sujet du Pardon ?

Sa réponse est stupéfiante: « Je ne te dis pas jusqu’à 7 fois mais jusqu’à 70 fois sept fois ». Le pardon sans limite ! Jésus demande-t-il à Pierre quelque chose d’humainement impossible ? La parabole du débiteur insolvable d’une dette de 60 millions de deniers qui étrangle son ami pour une dette largement moins importante est un triste tableau du pardon impossible dans le cœur de l’homme. La leçon de cette parabole attire notre attention sur le pardon gracieux que nous recevons de Dieu, un pardon sans commune mesure avec celui que nous avons à donner à notre tour ! La question fondamentale n’est pas forcément sur ce qu’est le pardon mais: pourquoi pardonner ?

Revenons à présent sur la finalité de notre vie centrée sur le Christ à laquelle l’Apôtre Paul exhorte les nouveaux convertis à l’Evangile et tout baptisé. Le pardon, tout comme l’amour, c’est le Christ. Par son Sang versé sur la Croix, Dieu a réconcilié le genre humain, souligne fortement l’Apôtre des Gentils (Col 1, 20). La leçon ultime et le chemin véritable du pardon se trouvent au pied de la Croix, symbole fort du pardon de Dieu. Ce qui est humainement impossible est divinement possible. Au « pardon limité » suggéré dans la question initiale de Pierre, Jésus propose « un pardon sans limite ». Dès lors, appartenant au Christ, le pardon à offrir n’est plus une question de Loi qui limite son impact et son déploiement… Le Pardon est une vertu qu’il est bon de contempler au pied la Croix et de cultiver dans le jardin du Christ. Sans cet attachement au Christ, nous trouverons toujours des limites et des raisons de refuser le pardon, à chaque fois que nous voulons « penser le pardon » à partir de nos schémas humains. Et pourtant, le Pardon est possible à partir du moment où nous devenons disciple du Christ et que tout se dessine à partir de Lui et pour Lui. Il faut envisager le pardon « à cause du Christ » !

La parabole du débiteur impitoyable offre une nouvelle perspective du pardon, à partir de la prise de conscience de notre condition de pécheur pardonné. Tout baptisé est un pécheur pardonné. La dette colossale qui nous a été remise, depuis la désobéissance d’Adam, c’est notre péché, le refus de Dieu ! Il faudrait se le dire : notre effort humain– même mêlé à nos multiples intercessions souvent imparfaitesne saurait valablement honorer cette dette abyssale. Le Pardon ne trouve son fondement que dans le pardon gratuit de Dieu, dans cette remise totale de la dette, sans condition. Posons-nous la question : que nous inspire ce pardon gracieux reçu de Dieu– c’est-à-dire un pardon par grâce, par pure bonté de Dieupar rapport à notre dette si considérable ? La rigidité ferme notre cœur sur nous-même. Du débiteur quisuppliait et à qui on a remis toute sa dette, on devient très vite le créancier que l’on supplie et qui n’ose pas ouvrir son cœur à la dimension du pardon dont il est le bénéficiaire.
Seigneur, ouvre mon cœur à la dimension de ton cœur de Père qui n’est que paix, tendresse, amour et miséricorde.

Père Dieudonné MASSOMA, Curé

Dans ce dossier

Publié le 09 septembre 2026