Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026
« Fils d’homme, j’ai fait de toi un guetteur… » (Ez 33, 7)
C’est ainsi que le jeune Ezéchiel a saisi sa mission de prophète : être un guetteur ! A l’heure de la surveillance par satellite et par des drones, le rôle et la place du guetteur perché sur un mirador scrutant l’horizon à la recherche d’un signe de l’ennemi, paraissent de plus en plus désuets et presqu’inadaptés. Et pourtant, au temps du prophète Ezéchiel (VIème siècle) et même jusqu’à une certaine époque, le guetteur avait une place irremplaçable dans un conflit armé et même dans la vie de la cité généralement entourée de remparts sur lesquels se hissent les miradors. En temps de guerre, le guetteur loge à ce poste de sentinelle. Son rôle est d’assurer la surveillance et la protection des troupes contre une invasion surprise de l’ennemi.
La mission de prophète choisi par le Seigneur est si important qu’Ezéchiel la comprend et la compare à celle d’une sentinelle dans un théâtre militaire. Le guetteur joue un rôle sécuritaire. Et son rôle nous laisse imaginer le drame d’une infiltration permanente de l’ennemi. Ici, le guetteur n’est pas un simple contrôleur ni un vérificateur passif et oisif…, mais un guerrier dont la mission principale et exigeante est de sonner du cor à l’approche de l’ennemi pour mettre les soldats en alerte ! Sa mission est donc de donner le signal, un signal vital et salvateur pour lui-même et pour ses compagnons d’armes qui ont prêté l’oreille à son alerte. En revanche, ceux de ses compagnons qui ont méprisé son avertissement sont emportés par la ruse de l’ennemi. Pour ces pauvres victimes, la responsabilité du guetteur n’est pas engagée. Elle est de leur responsabilité pour avoir fermé l’oreille aux signalements sonores de celui-ci.
Pour Ezéchiel, la mission de prophète en parallèle avec celle du guetteur, est d’être un donneur d’alerte : va dire à mon peuple…, dis-leur… Annonce à temps et à contretemps… Autant d’injonctions qui rappellent le caractère impératif de l’envoyé de Dieu et de sa lourde et périlleuse responsabilité que cette mission implique : « Si tu n’avertis pas aux méchants…, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang » (Ez 33,8).
Il faudrait peut-être comprendre que la mort dont il est question ici n’est pas forcement la « mort physique », mais plutôt « la mort spirituelle » – la plus grave et la plus pernicieuse – celle qui nous sépare et nous éloigne définitivement de Dieu ! Le prophète lutte pour la Vie et donc contre la mort et ses conséquences : le péché, refus volontaire d’écouter l’alerte qui nous avertit d’un danger imminent et donc de la mort programmée ! Vu ainsi, Ezéchiel monte les enchères de la mission de prophète : secourir les personnes en danger de mort ! C’est la mission première du guetteur dans un champs de bataille. Et nous connaissons, de manière générale, le sort qui est réservé à ceux qui refusent d’assister les personnes en danger de mort, du guetteur qui se soustrait de sa mission qui est de scruter l’horizon d’où viendrait le danger ! Une question me vient à l’esprit : quel serait le sort d’un tel guetteur qui déserte son perchoir pour se réfugier en contre-bas ? Avec une telle interrogation, on comprend que la nature de la mission du prophète est liée à « ses effets » qui annoncent aussi « ses causes » … Comme guetteur, la mission du prophète n’est même pas seulement capitale mais existentielle et essentielle ! Avec une telle responsabilité, je comprends mieux les regrets et les remords de St Paul, s’il lui arrivait de se dérober devant sa mission d’apôtre : « malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile » (1 Cor 9,16). Voilà une dette que l’Apôtre Paul voudrait nous éviter…
Plus que jamais la mission du prophète qui est identique à celle de tout chrétien et de tout baptisé est à être reconsidérée à sa juste valeur et à être réorientée dans la voie exigeante que trace Ezéchiel, que Saint Paul exhorte et que Jésus confirme dans l’évangile de ce dimanche. Le conseil de Jésus sur les relations dans la vie d’une communauté ecclésiale étend cette mission à tous les membres de l’Eglises : « si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute » (Mt 18,15). La coresponsabilité de la vie ecclésiale est intimement liée à la volonté de Dieu de sauver tous ses membres. Dans une Paroisse, tous les membres sont les agents et les acteurs de cette même mission qui consiste à prévenir les autres membres des pièges de la mort qui jonchent notre chemin vers le salut, hier comme aujourd’hui.
Le manteau de guetteur, au sens évangélique du terme, est bien difficile à vêtir dans le contexte d’une société du« chacun pour soi », « de chacun est libre de faire ce qu’il veut », où « il est interdit d’interdire » … La complexité de la mission du baptisé, c’est-à-dire, d’éveilleur de conscience – l’expression est vraiment osée – n’est plus d’être porteur momentané de la lanterne sur une route ténébreuse, mais d’être soi-même cette lumière ! Notre monde, de plus en plus, s’organise sans Dieu et le monde sans Dieu, rappelle le Cardinal Sarah est un monde de ténèbres, de mensonge et d’égoïsme. Dans un tel monde, comment ne pas comprendre les conseils de l’Apôtre Paul au sujet de l’amour mutuel, comme « une dette commune » qui interpelle notre responsabilité collective ? Comment pouvons-nous imaginer vouloir reproduire ou revivre le désengagement de Caïn vis-à-vis de son frère Abel qu’il venait de tuer ? « Je ne suis pas le gardien de mon frère » (Gn 4,9). Triste négation qui nous conduit à la logique de l’enfermement sur soi. Elle nous sépare de Dieu et crée une scission entre les personnes, pire encore entre les membres d’une même communauté…
Si ton frère vient à pécher… Cette interpellation de Jésus, plus qu’une probabilité, est une possibilité avérée ! Ici, le Christ engage notre mission de guetteur. En plus de prévoir les incursions de l’ennemi, il nous invite à affronte avec courage celui ci qui appâte constamment la vie de nos frères pour la sauver de son emprise. En sauvant leur vie, on sauve aussi la nôtre ! Sur ce chemin de la sainteté qui est notre vocation à tous, nous sommes gardiens de tous et de chacun !
Père Dieudonné MASSOMA, Curé !
Publié le 02 septembre 2026
Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026
« Fils d’homme, j’ai fait de toi un guetteur… » (Ez 33, 7)
C’est ainsi que le jeune Ezéchiel a saisi sa mission de prophète : être un guetteur ! A l’heure de la surveillance par satellite et par des drones, le rôle et la place du guetteur perché sur un mirador scrutant l’horizon à la recherche d’un signe de l’ennemi, paraissent de plus en plus désuets et presqu’inadaptés. Et pourtant, au temps du prophète Ezéchiel (VIème siècle) et même jusqu’à une certaine époque, le guetteur avait une place irremplaçable dans un conflit armé et même dans la vie de la cité généralement entourée de remparts sur lesquels se hissent les miradors. En temps de guerre, le guetteur loge à ce poste de sentinelle. Son rôle est d’assurer la surveillance et la protection des troupes contre une invasion surprise de l’ennemi.
La mission de prophète choisi par le Seigneur est si important qu’Ezéchiel la comprend et la compare à celle d’une sentinelle dans un théâtre militaire. Le guetteur joue un rôle sécuritaire. Et son rôle nous laisse imaginer le drame d’une infiltration permanente de l’ennemi. Ici, le guetteur n’est pas un simple contrôleur ni un vérificateur passif et oisif…, mais un guerrier dont la mission principale et exigeante est de sonner du cor à l’approche de l’ennemi pour mettre les soldats en alerte ! Sa mission est donc de donner le signal, un signal vital et salvateur pour lui-même et pour ses compagnons d’armes qui ont prêté l’oreille à son alerte. En revanche, ceux de ses compagnons qui ont méprisé son avertissement sont emportés par la ruse de l’ennemi. Pour ces pauvres victimes, la responsabilité du guetteur n’est pas engagée. Elle est de leur responsabilité pour avoir fermé l’oreille aux signalements sonores de celui-ci.
Pour Ezéchiel, la mission de prophète en parallèle avec celle du guetteur, est d’être un donneur d’alerte : va dire à mon peuple…, dis-leur… Annonce à temps et à contretemps… Autant d’injonctions qui rappellent le caractère impératif de l’envoyé de Dieu et de sa lourde et périlleuse responsabilité que cette mission implique : « Si tu n’avertis pas aux méchants…, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang » (Ez 33,8).
Il faudrait peut-être comprendre que la mort dont il est question ici n’est pas forcement la « mort physique », mais plutôt « la mort spirituelle » – la plus grave et la plus pernicieuse – celle qui nous sépare et nous éloigne définitivement de Dieu ! Le prophète lutte pour la Vie et donc contre la mort et ses conséquences : le péché, refus volontaire d’écouter l’alerte qui nous avertit d’un danger imminent et donc de la mort programmée ! Vu ainsi, Ezéchiel monte les enchères de la mission de prophète : secourir les personnes en danger de mort ! C’est la mission première du guetteur dans un champs de bataille. Et nous connaissons, de manière générale, le sort qui est réservé à ceux qui refusent d’assister les personnes en danger de mort, du guetteur qui se soustrait de sa mission qui est de scruter l’horizon d’où viendrait le danger ! Une question me vient à l’esprit : quel serait le sort d’un tel guetteur qui déserte son perchoir pour se réfugier en contre-bas ? Avec une telle interrogation, on comprend que la nature de la mission du prophète est liée à « ses effets » qui annoncent aussi « ses causes » … Comme guetteur, la mission du prophète n’est même pas seulement capitale mais existentielle et essentielle ! Avec une telle responsabilité, je comprends mieux les regrets et les remords de St Paul, s’il lui arrivait de se dérober devant sa mission d’apôtre : « malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile » (1 Cor 9,16). Voilà une dette que l’Apôtre Paul voudrait nous éviter…
Plus que jamais la mission du prophète qui est identique à celle de tout chrétien et de tout baptisé est à être reconsidérée à sa juste valeur et à être réorientée dans la voie exigeante que trace Ezéchiel, que Saint Paul exhorte et que Jésus confirme dans l’évangile de ce dimanche. Le conseil de Jésus sur les relations dans la vie d’une communauté ecclésiale étend cette mission à tous les membres de l’Eglises : « si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute » (Mt 18,15). La coresponsabilité de la vie ecclésiale est intimement liée à la volonté de Dieu de sauver tous ses membres. Dans une Paroisse, tous les membres sont les agents et les acteurs de cette même mission qui consiste à prévenir les autres membres des pièges de la mort qui jonchent notre chemin vers le salut, hier comme aujourd’hui.
Le manteau de guetteur, au sens évangélique du terme, est bien difficile à vêtir dans le contexte d’une société du« chacun pour soi », « de chacun est libre de faire ce qu’il veut », où « il est interdit d’interdire » … La complexité de la mission du baptisé, c’est-à-dire, d’éveilleur de conscience – l’expression est vraiment osée – n’est plus d’être porteur momentané de la lanterne sur une route ténébreuse, mais d’être soi-même cette lumière ! Notre monde, de plus en plus, s’organise sans Dieu et le monde sans Dieu, rappelle le Cardinal Sarah est un monde de ténèbres, de mensonge et d’égoïsme. Dans un tel monde, comment ne pas comprendre les conseils de l’Apôtre Paul au sujet de l’amour mutuel, comme « une dette commune » qui interpelle notre responsabilité collective ? Comment pouvons-nous imaginer vouloir reproduire ou revivre le désengagement de Caïn vis-à-vis de son frère Abel qu’il venait de tuer ? « Je ne suis pas le gardien de mon frère » (Gn 4,9). Triste négation qui nous conduit à la logique de l’enfermement sur soi. Elle nous sépare de Dieu et crée une scission entre les personnes, pire encore entre les membres d’une même communauté…
Si ton frère vient à pécher… Cette interpellation de Jésus, plus qu’une probabilité, est une possibilité avérée ! Ici, le Christ engage notre mission de guetteur. En plus de prévoir les incursions de l’ennemi, il nous invite à affronte avec courage celui ci qui appâte constamment la vie de nos frères pour la sauver de son emprise. En sauvant leur vie, on sauve aussi la nôtre ! Sur ce chemin de la sainteté qui est notre vocation à tous, nous sommes gardiens de tous et de chacun !
Père Dieudonné MASSOMA, Curé !
Publié le 02 septembre 2026
Edito du curé – dimanche 13 septembre 2026
« Fils d’homme, j’ai fait de toi un guetteur… » (Ez 33, 7)
C’est ainsi que le jeune Ezéchiel a saisi sa mission de prophète : être un guetteur ! A l’heure de la surveillance par satellite et par des drones, le rôle et la place du guetteur perché sur un mirador scrutant l’horizon à la recherche d’un signe de l’ennemi, paraissent de plus en plus désuets et presqu’inadaptés. Et pourtant, au temps du prophète Ezéchiel (VIème siècle) et même jusqu’à une certaine époque, le guetteur avait une place irremplaçable dans un conflit armé et même dans la vie de la cité généralement entourée de remparts sur lesquels se hissent les miradors. En temps de guerre, le guetteur loge à ce poste de sentinelle. Son rôle est d’assurer la surveillance et la protection des troupes contre une invasion surprise de l’ennemi.
La mission de prophète choisi par le Seigneur est si important qu’Ezéchiel la comprend et la compare à celle d’une sentinelle dans un théâtre militaire. Le guetteur joue un rôle sécuritaire. Et son rôle nous laisse imaginer le drame d’une infiltration permanente de l’ennemi. Ici, le guetteur n’est pas un simple contrôleur ni un vérificateur passif et oisif…, mais un guerrier dont la mission principale et exigeante est de sonner du cor à l’approche de l’ennemi pour mettre les soldats en alerte ! Sa mission est donc de donner le signal, un signal vital et salvateur pour lui-même et pour ses compagnons d’armes qui ont prêté l’oreille à son alerte. En revanche, ceux de ses compagnons qui ont méprisé son avertissement sont emportés par la ruse de l’ennemi. Pour ces pauvres victimes, la responsabilité du guetteur n’est pas engagée. Elle est de leur responsabilité pour avoir fermé l’oreille aux signalements sonores de celui-ci.
Pour Ezéchiel, la mission de prophète en parallèle avec celle du guetteur, est d’être un donneur d’alerte : va dire à mon peuple…, dis-leur… Annonce à temps et à contretemps… Autant d’injonctions qui rappellent le caractère impératif de l’envoyé de Dieu et de sa lourde et périlleuse responsabilité que cette mission implique : « Si tu n’avertis pas aux méchants…, si tu ne lui dis pas d’abandonner sa conduite mauvaise, lui, le méchant, mourra de son péché, mais à toi, je demanderai compte de son sang » (Ez 33,8).
Il faudrait peut-être comprendre que la mort dont il est question ici n’est pas forcement la « mort physique », mais plutôt « la mort spirituelle » – la plus grave et la plus pernicieuse – celle qui nous sépare et nous éloigne définitivement de Dieu ! Le prophète lutte pour la Vie et donc contre la mort et ses conséquences : le péché, refus volontaire d’écouter l’alerte qui nous avertit d’un danger imminent et donc de la mort programmée ! Vu ainsi, Ezéchiel monte les enchères de la mission de prophète : secourir les personnes en danger de mort ! C’est la mission première du guetteur dans un champs de bataille. Et nous connaissons, de manière générale, le sort qui est réservé à ceux qui refusent d’assister les personnes en danger de mort, du guetteur qui se soustrait de sa mission qui est de scruter l’horizon d’où viendrait le danger ! Une question me vient à l’esprit : quel serait le sort d’un tel guetteur qui déserte son perchoir pour se réfugier en contre-bas ? Avec une telle interrogation, on comprend que la nature de la mission du prophète est liée à « ses effets » qui annoncent aussi « ses causes » … Comme guetteur, la mission du prophète n’est même pas seulement capitale mais existentielle et essentielle ! Avec une telle responsabilité, je comprends mieux les regrets et les remords de St Paul, s’il lui arrivait de se dérober devant sa mission d’apôtre : « malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile » (1 Cor 9,16). Voilà une dette que l’Apôtre Paul voudrait nous éviter…
Plus que jamais la mission du prophète qui est identique à celle de tout chrétien et de tout baptisé est à être reconsidérée à sa juste valeur et à être réorientée dans la voie exigeante que trace Ezéchiel, que Saint Paul exhorte et que Jésus confirme dans l’évangile de ce dimanche. Le conseil de Jésus sur les relations dans la vie d’une communauté ecclésiale étend cette mission à tous les membres de l’Eglises : « si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute » (Mt 18,15). La coresponsabilité de la vie ecclésiale est intimement liée à la volonté de Dieu de sauver tous ses membres. Dans une Paroisse, tous les membres sont les agents et les acteurs de cette même mission qui consiste à prévenir les autres membres des pièges de la mort qui jonchent notre chemin vers le salut, hier comme aujourd’hui.
Le manteau de guetteur, au sens évangélique du terme, est bien difficile à vêtir dans le contexte d’une société du« chacun pour soi », « de chacun est libre de faire ce qu’il veut », où « il est interdit d’interdire » … La complexité de la mission du baptisé, c’est-à-dire, d’éveilleur de conscience – l’expression est vraiment osée – n’est plus d’être porteur momentané de la lanterne sur une route ténébreuse, mais d’être soi-même cette lumière ! Notre monde, de plus en plus, s’organise sans Dieu et le monde sans Dieu, rappelle le Cardinal Sarah est un monde de ténèbres, de mensonge et d’égoïsme. Dans un tel monde, comment ne pas comprendre les conseils de l’Apôtre Paul au sujet de l’amour mutuel, comme « une dette commune » qui interpelle notre responsabilité collective ? Comment pouvons-nous imaginer vouloir reproduire ou revivre le désengagement de Caïn vis-à-vis de son frère Abel qu’il venait de tuer ? « Je ne suis pas le gardien de mon frère » (Gn 4,9). Triste négation qui nous conduit à la logique de l’enfermement sur soi. Elle nous sépare de Dieu et crée une scission entre les personnes, pire encore entre les membres d’une même communauté…
Si ton frère vient à pécher… Cette interpellation de Jésus, plus qu’une probabilité, est une possibilité avérée ! Ici, le Christ engage notre mission de guetteur. En plus de prévoir les incursions de l’ennemi, il nous invite à affronte avec courage celui ci qui appâte constamment la vie de nos frères pour la sauver de son emprise. En sauvant leur vie, on sauve aussi la nôtre ! Sur ce chemin de la sainteté qui est notre vocation à tous, nous sommes gardiens de tous et de chacun !
Père Dieudonné MASSOMA, Curé !
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