Edito du curé – dimanche 4 octobre 2026
De l’employé de la vigne à l’héritier de la vigne !
Il importe parfois de jeter un regard beaucoup plus profond sur un passage de l’évangile pour saisir son idée sous-jacente. Au-delà du rejet de Dieu radical à travers l’assassinat du fils héritier par les vignerons, ce texte baptisé « de parabole des vignerons homicides » auxquels le père a confié gracieusement la mise en valeur de sa vigne met surtout en relief la face cachée de la méconnaissance de leur statut et du projet réel de Dieu par rapport à cette Vigne. Ce fils assassiné péremptoirement par les vignerons révoltés représente Jésus, le Fils de Dieu, à qui le Père a donné la mission, depuis toujours, de sauver le monde, de transformer le statut du monde : du monde damné à un monde sauvé, du monde où règne la guerre à un monde de paix, une thématique récurrente du Pape Léon pendant sa visite dans notre Pays !
Le salut est l’œuvre du fils héritier envoyé par Dieu, son Père et notre Père ! Sa mission n’est pas d’assujettir les hommes que le péché avait séparés de Lui : « le Seigneur Jésus-Christ est le véritable héritier de toutes choses » (Mc 12 :7 ; Héb 1 :2). Sa venue est plus une bénédiction qu’un moment de spoliation. Il vient partager aux vignerons sa propre dignité de fils héritier, comme l’atteste l’Apôtre Paul : « Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. » (Gal 4 :7) ! D’employés, ils deviennent des héritiers ! Ainsi se décline le projet de Dieu décrit dans cette parabole. On se demande bien ce qui a perturbé ou désaxé le comportement de ces vignerons… Pourquoi avoir considéré le fils héritier comme un concurrent déloyal et non comme celui qui transforme leur statut de vigneron en cohéritier ? Qu’est-ce qui a corrompu le raisonnement de ces « vignerons » en « vignerons homicides » ?
Le Siècle des Lumières avec son culte de la raison humaine n’a pas apporté que la lumière de la science expérimentale, mais a aussi jeté les bases de la négation de la foi, de l’Eglise et de Dieu… En proclamant la déification de l’Humain, Dieu a été tué, la religion bâillonnée et l’Eglise vandalisée… Et pourtant la foi reste un choix raisonnable qu’on ne saurait éternellement enfermé ! La volonté de puissance de l’homme avec la création de l’Intelligence Artificielle est-elle véritablement au service l’homme et de tout homme ?
La question nous ramène au centre de notre état corruptible : le péché ! Il corrompt notre conscience, annihile notre bon sens, paralyse notre raison et obscurcit notre vue… Depuis Adam et Eve dans le jardin où ils ont été poussés à la désobéissance de la volonté de Dieu, l’esprit du diable, le diviseur et le tentateur, ne cesse de compromettre la vie des hommes en les détournant de sa volonté. Et cette volonté n’est autre que le bonheur de l’homme qui passe par la peine médiation de son Fils : « Voici l’héritier, tuons-le et nous aurons l’héritage » se disent les vignerons !
Tel est le cycle d’une voix corruptible qui raisonne au fond de notre cœur comme au premier jour lorsque Eve écouta la voix du serpent : « prends et mange, tu ne mourras pas… mais tu seras comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 5) Eve aurait-elle oublié qu’elle a été placée dans le jardin gracieusement ? Les vignerons ont-ils oublié la gratuité de l’appel qui leur a été adressé et surtout de l’offre de travail dans cette vigne plantureuse ? Le chrétien a-t-il oublié son adoption acquise par le sang de ce Fils donné comme héritier par le Père pour intervenir en faveur des pécheurs ? La vigne, c’est le champ de Dieu, la maison d’Israël, le peuple que Dieu s’est choisi pour domaine… Cette Vigne, c’est l’Eglise, sacrement de la présence de Dieu. De même qu’un prétendu Président la France qui ignore l’Eglise manque à son devoir, de même tout baptisé qui ne professe pas la foi en Jésus, véritable héritier, ne répond plus à sa vocation, celle d’être « héritier dans l’Héritier » ou mieux d’être « héritier avec l’Héritier » ! Jamais notre héritage sans cet Héritier ! En tuant le fils, ces vignerons ouvrent la marmite bouillonnante des vices qui somnolent en nous, notamment, celui de l’avarice décrite par J. La Fontaine dans la poule aux œufs d’or : « l’Avarice perd tout en voulant tout gagner ». L’humain ne gagnera pas le monde sans le concours gracieux du divin.
Ainsi tous ceux qui sont appelés à travailler dans cette vigne sont aimés du Père et intègrent son projet de revitalisation de sa vigne par son Fils, lui le vigneron fidèle et avisé qui donne du fruit de la vigne en temps voulu. Contrairement aux idées des vignerons, sa venue est bénéfique pour la vigne et les vignerons. Sa présence restaure la confiance et projette les vignerons dans un processus de transformation et de mutation. Avec Lui, le vigneron n’est plus un simple employé à qui on donne un salaire, il devient « copropriété de la vigne », héritier avec le Fils.
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui tend à perdre son statut de vigne splendide et ouvre le cœur des vignerons pour être à l’écoute du Fils, lui l’héritier fidèle qui délivre notre conscience de ce qui l’inquiète.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
Publié le 30 septembre 2026
Edito du curé – dimanche 4 octobre 2026
De l’employé de la vigne à l’héritier de la vigne !
Il importe parfois de jeter un regard beaucoup plus profond sur un passage de l’évangile pour saisir son idée sous-jacente. Au-delà du rejet de Dieu radical à travers l’assassinat du fils héritier par les vignerons, ce texte baptisé « de parabole des vignerons homicides » auxquels le père a confié gracieusement la mise en valeur de sa vigne met surtout en relief la face cachée de la méconnaissance de leur statut et du projet réel de Dieu par rapport à cette Vigne. Ce fils assassiné péremptoirement par les vignerons révoltés représente Jésus, le Fils de Dieu, à qui le Père a donné la mission, depuis toujours, de sauver le monde, de transformer le statut du monde : du monde damné à un monde sauvé, du monde où règne la guerre à un monde de paix, une thématique récurrente du Pape Léon pendant sa visite dans notre Pays !
Le salut est l’œuvre du fils héritier envoyé par Dieu, son Père et notre Père ! Sa mission n’est pas d’assujettir les hommes que le péché avait séparés de Lui : « le Seigneur Jésus-Christ est le véritable héritier de toutes choses » (Mc 12 :7 ; Héb 1 :2). Sa venue est plus une bénédiction qu’un moment de spoliation. Il vient partager aux vignerons sa propre dignité de fils héritier, comme l’atteste l’Apôtre Paul : « Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. » (Gal 4 :7) ! D’employés, ils deviennent des héritiers ! Ainsi se décline le projet de Dieu décrit dans cette parabole. On se demande bien ce qui a perturbé ou désaxé le comportement de ces vignerons… Pourquoi avoir considéré le fils héritier comme un concurrent déloyal et non comme celui qui transforme leur statut de vigneron en cohéritier ? Qu’est-ce qui a corrompu le raisonnement de ces « vignerons » en « vignerons homicides » ?
Le Siècle des Lumières avec son culte de la raison humaine n’a pas apporté que la lumière de la science expérimentale, mais a aussi jeté les bases de la négation de la foi, de l’Eglise et de Dieu… En proclamant la déification de l’Humain, Dieu a été tué, la religion bâillonnée et l’Eglise vandalisée… Et pourtant la foi reste un choix raisonnable qu’on ne saurait éternellement enfermé ! La volonté de puissance de l’homme avec la création de l’Intelligence Artificielle est-elle véritablement au service l’homme et de tout homme ?
La question nous ramène au centre de notre état corruptible : le péché ! Il corrompt notre conscience, annihile notre bon sens, paralyse notre raison et obscurcit notre vue… Depuis Adam et Eve dans le jardin où ils ont été poussés à la désobéissance de la volonté de Dieu, l’esprit du diable, le diviseur et le tentateur, ne cesse de compromettre la vie des hommes en les détournant de sa volonté. Et cette volonté n’est autre que le bonheur de l’homme qui passe par la peine médiation de son Fils : « Voici l’héritier, tuons-le et nous aurons l’héritage » se disent les vignerons !
Tel est le cycle d’une voix corruptible qui raisonne au fond de notre cœur comme au premier jour lorsque Eve écouta la voix du serpent : « prends et mange, tu ne mourras pas… mais tu seras comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 5) Eve aurait-elle oublié qu’elle a été placée dans le jardin gracieusement ? Les vignerons ont-ils oublié la gratuité de l’appel qui leur a été adressé et surtout de l’offre de travail dans cette vigne plantureuse ? Le chrétien a-t-il oublié son adoption acquise par le sang de ce Fils donné comme héritier par le Père pour intervenir en faveur des pécheurs ? La vigne, c’est le champ de Dieu, la maison d’Israël, le peuple que Dieu s’est choisi pour domaine… Cette Vigne, c’est l’Eglise, sacrement de la présence de Dieu. De même qu’un prétendu Président la France qui ignore l’Eglise manque à son devoir, de même tout baptisé qui ne professe pas la foi en Jésus, véritable héritier, ne répond plus à sa vocation, celle d’être « héritier dans l’Héritier » ou mieux d’être « héritier avec l’Héritier » ! Jamais notre héritage sans cet Héritier ! En tuant le fils, ces vignerons ouvrent la marmite bouillonnante des vices qui somnolent en nous, notamment, celui de l’avarice décrite par J. La Fontaine dans la poule aux œufs d’or : « l’Avarice perd tout en voulant tout gagner ». L’humain ne gagnera pas le monde sans le concours gracieux du divin.
Ainsi tous ceux qui sont appelés à travailler dans cette vigne sont aimés du Père et intègrent son projet de revitalisation de sa vigne par son Fils, lui le vigneron fidèle et avisé qui donne du fruit de la vigne en temps voulu. Contrairement aux idées des vignerons, sa venue est bénéfique pour la vigne et les vignerons. Sa présence restaure la confiance et projette les vignerons dans un processus de transformation et de mutation. Avec Lui, le vigneron n’est plus un simple employé à qui on donne un salaire, il devient « copropriété de la vigne », héritier avec le Fils.
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui tend à perdre son statut de vigne splendide et ouvre le cœur des vignerons pour être à l’écoute du Fils, lui l’héritier fidèle qui délivre notre conscience de ce qui l’inquiète.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
Publié le 30 septembre 2026
Edito du curé – dimanche 4 octobre 2026
De l’employé de la vigne à l’héritier de la vigne !
Il importe parfois de jeter un regard beaucoup plus profond sur un passage de l’évangile pour saisir son idée sous-jacente. Au-delà du rejet de Dieu radical à travers l’assassinat du fils héritier par les vignerons, ce texte baptisé « de parabole des vignerons homicides » auxquels le père a confié gracieusement la mise en valeur de sa vigne met surtout en relief la face cachée de la méconnaissance de leur statut et du projet réel de Dieu par rapport à cette Vigne. Ce fils assassiné péremptoirement par les vignerons révoltés représente Jésus, le Fils de Dieu, à qui le Père a donné la mission, depuis toujours, de sauver le monde, de transformer le statut du monde : du monde damné à un monde sauvé, du monde où règne la guerre à un monde de paix, une thématique récurrente du Pape Léon pendant sa visite dans notre Pays !
Le salut est l’œuvre du fils héritier envoyé par Dieu, son Père et notre Père ! Sa mission n’est pas d’assujettir les hommes que le péché avait séparés de Lui : « le Seigneur Jésus-Christ est le véritable héritier de toutes choses » (Mc 12 :7 ; Héb 1 :2). Sa venue est plus une bénédiction qu’un moment de spoliation. Il vient partager aux vignerons sa propre dignité de fils héritier, comme l’atteste l’Apôtre Paul : « Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. » (Gal 4 :7) ! D’employés, ils deviennent des héritiers ! Ainsi se décline le projet de Dieu décrit dans cette parabole. On se demande bien ce qui a perturbé ou désaxé le comportement de ces vignerons… Pourquoi avoir considéré le fils héritier comme un concurrent déloyal et non comme celui qui transforme leur statut de vigneron en cohéritier ? Qu’est-ce qui a corrompu le raisonnement de ces « vignerons » en « vignerons homicides » ?
Le Siècle des Lumières avec son culte de la raison humaine n’a pas apporté que la lumière de la science expérimentale, mais a aussi jeté les bases de la négation de la foi, de l’Eglise et de Dieu… En proclamant la déification de l’Humain, Dieu a été tué, la religion bâillonnée et l’Eglise vandalisée… Et pourtant la foi reste un choix raisonnable qu’on ne saurait éternellement enfermé ! La volonté de puissance de l’homme avec la création de l’Intelligence Artificielle est-elle véritablement au service l’homme et de tout homme ?
La question nous ramène au centre de notre état corruptible : le péché ! Il corrompt notre conscience, annihile notre bon sens, paralyse notre raison et obscurcit notre vue… Depuis Adam et Eve dans le jardin où ils ont été poussés à la désobéissance de la volonté de Dieu, l’esprit du diable, le diviseur et le tentateur, ne cesse de compromettre la vie des hommes en les détournant de sa volonté. Et cette volonté n’est autre que le bonheur de l’homme qui passe par la peine médiation de son Fils : « Voici l’héritier, tuons-le et nous aurons l’héritage » se disent les vignerons !
Tel est le cycle d’une voix corruptible qui raisonne au fond de notre cœur comme au premier jour lorsque Eve écouta la voix du serpent : « prends et mange, tu ne mourras pas… mais tu seras comme Dieu, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 5) Eve aurait-elle oublié qu’elle a été placée dans le jardin gracieusement ? Les vignerons ont-ils oublié la gratuité de l’appel qui leur a été adressé et surtout de l’offre de travail dans cette vigne plantureuse ? Le chrétien a-t-il oublié son adoption acquise par le sang de ce Fils donné comme héritier par le Père pour intervenir en faveur des pécheurs ? La vigne, c’est le champ de Dieu, la maison d’Israël, le peuple que Dieu s’est choisi pour domaine… Cette Vigne, c’est l’Eglise, sacrement de la présence de Dieu. De même qu’un prétendu Président la France qui ignore l’Eglise manque à son devoir, de même tout baptisé qui ne professe pas la foi en Jésus, véritable héritier, ne répond plus à sa vocation, celle d’être « héritier dans l’Héritier » ou mieux d’être « héritier avec l’Héritier » ! Jamais notre héritage sans cet Héritier ! En tuant le fils, ces vignerons ouvrent la marmite bouillonnante des vices qui somnolent en nous, notamment, celui de l’avarice décrite par J. La Fontaine dans la poule aux œufs d’or : « l’Avarice perd tout en voulant tout gagner ». L’humain ne gagnera pas le monde sans le concours gracieux du divin.
Ainsi tous ceux qui sont appelés à travailler dans cette vigne sont aimés du Père et intègrent son projet de revitalisation de sa vigne par son Fils, lui le vigneron fidèle et avisé qui donne du fruit de la vigne en temps voulu. Contrairement aux idées des vignerons, sa venue est bénéfique pour la vigne et les vignerons. Sa présence restaure la confiance et projette les vignerons dans un processus de transformation et de mutation. Avec Lui, le vigneron n’est plus un simple employé à qui on donne un salaire, il devient « copropriété de la vigne », héritier avec le Fils.
Seigneur, viens au secours de ton peuple qui tend à perdre son statut de vigne splendide et ouvre le cœur des vignerons pour être à l’écoute du Fils, lui l’héritier fidèle qui délivre notre conscience de ce qui l’inquiète.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
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Publié le 30 septembre 2026