Edito du Curé – dimanche 11 janvier 2026
Les fils dans le Fils !
C’est ainsi que la Préface de la liturgie de ce dimanche traduit le rite que Jean le Baptiste vient d’administrer à Jésus : « dans les eaux du Jourdain, tu as préfiguré l’admirable mystère du baptême nouveau » ! Dieu se sert d’un rite humain » pour révéler son Fils et faire de nous des fils.
Dimanche dernier, la visite des Mages mettait déjà l’accent sur la pédagogie de Dieu qui devance la révélation par la foi. La révélation naturelle est l’estampille de Dieu scellée dans le cœur des hommes, dès la création, permettant à ceux-ci de reconnaitre la présence de Dieu à travers les évènements cosmiques. Avec la visite des Mages, cet enfant qui nait dans un coin reculé de Judée porte déjà en Lui tous les attributs de Dieu. Leurs présents – l’or, l’encens, la myrrhe – témoignent ce qu’ils pensent de cet enfant et leur attitude – nous sommes venus l’adorer – traduit ce qu’ils nourrissent dans leurs cœurs. Au-delà des frontières de la Galilée, Dieu a illuminé le cœur de ces personnages mystérieux et ils se sont mis en marche pour découvrir concrètement le message de l’étoile !
Ce dimanche, Jésus est au milieu de la foule. Il écoute aussi les prêches virulents de Jean le Baptiste. Il avance dans l’anonymat vers les eaux du Jourdain où se déroule un bain de purification. L’Attendu fait corps avec ceux qui l’attendent : le Solitaire devient solidaire…, le Tout-Autre est avec…, le Premier est parmi…, la grâce rejoint le rite (la loi).
A l’Orient, Dieu s’est fait connaitre par un signe cosmique aux hommes censés ne pas attendre l’avènement de son Fils. Ici, dans ce lieu du Jourdain, Dieu se laisse bousculer sans être connu : « il se fait tellement l’un de nous » qu’il devient « comme tout le monde ». Dans les eaux du Jourdain, nous assistons à un basculement, à un changement radical : ce qui était rite de purification, de conversion pour mieux accueillir le Messie devient le symbole identitaire par lequel Dieu, le Père, révèle solennellement Jésus, l’Enfant de Bethléem : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». Rappelons-nous qu’à l’Annonciation, l’Ange avait révélé à la Bienheureuse Vierge Marie que « l’enfant qui va naitre sera appelé Fils du Dieu très haut » (Luc 1, 32.35b).
Avec le baptême, ce qui était connu par « intuition », de manière naturelle est révélé de manière objective : le surnaturel rejoint le naturel ! Dans ces Eaux du Jourdain, L’annonce de Jésus, Fils de Dieu, faite jadis par médiation, par les prophètes, est réalisée par Dieu Lui-même. L’incarnation, on ne le dira jamais assez, jette une lumière nouvelle sur le processus de la révélation. Avec son Fils, celui en qui Dieu « trouve toute sa joie », est sa parole ultime. En révélant le Fils, Le Père donne désormais la faculté au Fils de révéler aux hommes son visage. En réalité, qui d’autre que Dieu peut révéler Dieu ? Quelle parole peut mieux désigner l’Envoyé de Dieu que celle du Père qui l’envoie ? Jésus le dira plus tard en ces termes : « personne ne connait qui est le Père, sinon le Fils et à qui le Fils veut le révéler » (Luc 10,22)
Ce qui se passe dans les eaux du Jourdain n’est pas qu’une révélation de la personne du Fils. On assiste à une révélation trinitaire – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – : la Trinité inaugure la mission du Fils. Investi par le Père et guidé par l’Esprit, Jésus, le Fils, est la manifestation de la grâce de Dieu pour le salut des hommes (2ème lecture). Cette grâce, nous la recevons de manière exceptionnelle par le moyen des sacrements, notamment le sacrement du baptême, absolument nécessaire au salut. Pour les chrétiens, le baptême ne nous lave pas seulement du « péché originel », mais nous rend « filius in Filio » (fils dans le Fils). C’est par le sacrement du baptême que nous recevons le beau titre de « fils de Dieu », nom qui nous dispose à être les héritiers du royaume et ouvre les portes du salut !
En descendant dans les eaux du Jourdain, Jésus a sanctifié efficacement les eaux dans lesquelles ceux qui professeront la foi en ce « Fils bien-aimé du Père » auront la vie de Dieu. Solidaire de notre humanité, le Baptême de Jésus inaugure une nouvelle humanité, annonce une « Bonne Nouvelle » pour ceux que le péché retenaient captifs : désormais, le salut est possible ! Ainsi, pouvons-nous vivre dans la Joie de la consolation annoncée par le prophète Isaïe (1ère lecture) et réalisée en Jésus.
Accorde à tes enfants d’adoption d’être à l’écoute de ton Fils bien-aimé et de parvenir à la claire vision de sa splendeur.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
Publié le 08 janvier 2026
Edito du Curé – dimanche 11 janvier 2026
Les fils dans le Fils !
C’est ainsi que la Préface de la liturgie de ce dimanche traduit le rite que Jean le Baptiste vient d’administrer à Jésus : « dans les eaux du Jourdain, tu as préfiguré l’admirable mystère du baptême nouveau » ! Dieu se sert d’un rite humain » pour révéler son Fils et faire de nous des fils.
Dimanche dernier, la visite des Mages mettait déjà l’accent sur la pédagogie de Dieu qui devance la révélation par la foi. La révélation naturelle est l’estampille de Dieu scellée dans le cœur des hommes, dès la création, permettant à ceux-ci de reconnaitre la présence de Dieu à travers les évènements cosmiques. Avec la visite des Mages, cet enfant qui nait dans un coin reculé de Judée porte déjà en Lui tous les attributs de Dieu. Leurs présents – l’or, l’encens, la myrrhe – témoignent ce qu’ils pensent de cet enfant et leur attitude – nous sommes venus l’adorer – traduit ce qu’ils nourrissent dans leurs cœurs. Au-delà des frontières de la Galilée, Dieu a illuminé le cœur de ces personnages mystérieux et ils se sont mis en marche pour découvrir concrètement le message de l’étoile !
Ce dimanche, Jésus est au milieu de la foule. Il écoute aussi les prêches virulents de Jean le Baptiste. Il avance dans l’anonymat vers les eaux du Jourdain où se déroule un bain de purification. L’Attendu fait corps avec ceux qui l’attendent : le Solitaire devient solidaire…, le Tout-Autre est avec…, le Premier est parmi…, la grâce rejoint le rite (la loi).
A l’Orient, Dieu s’est fait connaitre par un signe cosmique aux hommes censés ne pas attendre l’avènement de son Fils. Ici, dans ce lieu du Jourdain, Dieu se laisse bousculer sans être connu : « il se fait tellement l’un de nous » qu’il devient « comme tout le monde ». Dans les eaux du Jourdain, nous assistons à un basculement, à un changement radical : ce qui était rite de purification, de conversion pour mieux accueillir le Messie devient le symbole identitaire par lequel Dieu, le Père, révèle solennellement Jésus, l’Enfant de Bethléem : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». Rappelons-nous qu’à l’Annonciation, l’Ange avait révélé à la Bienheureuse Vierge Marie que « l’enfant qui va naitre sera appelé Fils du Dieu très haut » (Luc 1, 32.35b).
Avec le baptême, ce qui était connu par « intuition », de manière naturelle est révélé de manière objective : le surnaturel rejoint le naturel ! Dans ces Eaux du Jourdain, L’annonce de Jésus, Fils de Dieu, faite jadis par médiation, par les prophètes, est réalisée par Dieu Lui-même. L’incarnation, on ne le dira jamais assez, jette une lumière nouvelle sur le processus de la révélation. Avec son Fils, celui en qui Dieu « trouve toute sa joie », est sa parole ultime. En révélant le Fils, Le Père donne désormais la faculté au Fils de révéler aux hommes son visage. En réalité, qui d’autre que Dieu peut révéler Dieu ? Quelle parole peut mieux désigner l’Envoyé de Dieu que celle du Père qui l’envoie ? Jésus le dira plus tard en ces termes : « personne ne connait qui est le Père, sinon le Fils et à qui le Fils veut le révéler » (Luc 10,22)
Ce qui se passe dans les eaux du Jourdain n’est pas qu’une révélation de la personne du Fils. On assiste à une révélation trinitaire – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – : la Trinité inaugure la mission du Fils. Investi par le Père et guidé par l’Esprit, Jésus, le Fils, est la manifestation de la grâce de Dieu pour le salut des hommes (2ème lecture). Cette grâce, nous la recevons de manière exceptionnelle par le moyen des sacrements, notamment le sacrement du baptême, absolument nécessaire au salut. Pour les chrétiens, le baptême ne nous lave pas seulement du « péché originel », mais nous rend « filius in Filio » (fils dans le Fils). C’est par le sacrement du baptême que nous recevons le beau titre de « fils de Dieu », nom qui nous dispose à être les héritiers du royaume et ouvre les portes du salut !
En descendant dans les eaux du Jourdain, Jésus a sanctifié efficacement les eaux dans lesquelles ceux qui professeront la foi en ce « Fils bien-aimé du Père » auront la vie de Dieu. Solidaire de notre humanité, le Baptême de Jésus inaugure une nouvelle humanité, annonce une « Bonne Nouvelle » pour ceux que le péché retenaient captifs : désormais, le salut est possible ! Ainsi, pouvons-nous vivre dans la Joie de la consolation annoncée par le prophète Isaïe (1ère lecture) et réalisée en Jésus.
Accorde à tes enfants d’adoption d’être à l’écoute de ton Fils bien-aimé et de parvenir à la claire vision de sa splendeur.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
Publié le 08 janvier 2026
Edito du Curé – dimanche 11 janvier 2026
Les fils dans le Fils !
C’est ainsi que la Préface de la liturgie de ce dimanche traduit le rite que Jean le Baptiste vient d’administrer à Jésus : « dans les eaux du Jourdain, tu as préfiguré l’admirable mystère du baptême nouveau » ! Dieu se sert d’un rite humain » pour révéler son Fils et faire de nous des fils.
Dimanche dernier, la visite des Mages mettait déjà l’accent sur la pédagogie de Dieu qui devance la révélation par la foi. La révélation naturelle est l’estampille de Dieu scellée dans le cœur des hommes, dès la création, permettant à ceux-ci de reconnaitre la présence de Dieu à travers les évènements cosmiques. Avec la visite des Mages, cet enfant qui nait dans un coin reculé de Judée porte déjà en Lui tous les attributs de Dieu. Leurs présents – l’or, l’encens, la myrrhe – témoignent ce qu’ils pensent de cet enfant et leur attitude – nous sommes venus l’adorer – traduit ce qu’ils nourrissent dans leurs cœurs. Au-delà des frontières de la Galilée, Dieu a illuminé le cœur de ces personnages mystérieux et ils se sont mis en marche pour découvrir concrètement le message de l’étoile !
Ce dimanche, Jésus est au milieu de la foule. Il écoute aussi les prêches virulents de Jean le Baptiste. Il avance dans l’anonymat vers les eaux du Jourdain où se déroule un bain de purification. L’Attendu fait corps avec ceux qui l’attendent : le Solitaire devient solidaire…, le Tout-Autre est avec…, le Premier est parmi…, la grâce rejoint le rite (la loi).
A l’Orient, Dieu s’est fait connaitre par un signe cosmique aux hommes censés ne pas attendre l’avènement de son Fils. Ici, dans ce lieu du Jourdain, Dieu se laisse bousculer sans être connu : « il se fait tellement l’un de nous » qu’il devient « comme tout le monde ». Dans les eaux du Jourdain, nous assistons à un basculement, à un changement radical : ce qui était rite de purification, de conversion pour mieux accueillir le Messie devient le symbole identitaire par lequel Dieu, le Père, révèle solennellement Jésus, l’Enfant de Bethléem : « Toi, tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie ». Rappelons-nous qu’à l’Annonciation, l’Ange avait révélé à la Bienheureuse Vierge Marie que « l’enfant qui va naitre sera appelé Fils du Dieu très haut » (Luc 1, 32.35b).
Avec le baptême, ce qui était connu par « intuition », de manière naturelle est révélé de manière objective : le surnaturel rejoint le naturel ! Dans ces Eaux du Jourdain, L’annonce de Jésus, Fils de Dieu, faite jadis par médiation, par les prophètes, est réalisée par Dieu Lui-même. L’incarnation, on ne le dira jamais assez, jette une lumière nouvelle sur le processus de la révélation. Avec son Fils, celui en qui Dieu « trouve toute sa joie », est sa parole ultime. En révélant le Fils, Le Père donne désormais la faculté au Fils de révéler aux hommes son visage. En réalité, qui d’autre que Dieu peut révéler Dieu ? Quelle parole peut mieux désigner l’Envoyé de Dieu que celle du Père qui l’envoie ? Jésus le dira plus tard en ces termes : « personne ne connait qui est le Père, sinon le Fils et à qui le Fils veut le révéler » (Luc 10,22)
Ce qui se passe dans les eaux du Jourdain n’est pas qu’une révélation de la personne du Fils. On assiste à une révélation trinitaire – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – : la Trinité inaugure la mission du Fils. Investi par le Père et guidé par l’Esprit, Jésus, le Fils, est la manifestation de la grâce de Dieu pour le salut des hommes (2ème lecture). Cette grâce, nous la recevons de manière exceptionnelle par le moyen des sacrements, notamment le sacrement du baptême, absolument nécessaire au salut. Pour les chrétiens, le baptême ne nous lave pas seulement du « péché originel », mais nous rend « filius in Filio » (fils dans le Fils). C’est par le sacrement du baptême que nous recevons le beau titre de « fils de Dieu », nom qui nous dispose à être les héritiers du royaume et ouvre les portes du salut !
En descendant dans les eaux du Jourdain, Jésus a sanctifié efficacement les eaux dans lesquelles ceux qui professeront la foi en ce « Fils bien-aimé du Père » auront la vie de Dieu. Solidaire de notre humanité, le Baptême de Jésus inaugure une nouvelle humanité, annonce une « Bonne Nouvelle » pour ceux que le péché retenaient captifs : désormais, le salut est possible ! Ainsi, pouvons-nous vivre dans la Joie de la consolation annoncée par le prophète Isaïe (1ère lecture) et réalisée en Jésus.
Accorde à tes enfants d’adoption d’être à l’écoute de ton Fils bien-aimé et de parvenir à la claire vision de sa splendeur.
Père Dieudonné MASSOMA, Curé
Dans ce dossier
Publié le 08 janvier 2026