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LE BILLET DU CURE

«Notre Père, délivre-nous du mal et ne nous laisse pas entrer en tentation».

Ce verset, fil directeur de l’audience générale a été développé par le Pape François ce mercredi. Le diable est en nous comme un lion furieux. «Avec cette expression, celui qui prie ne demande pas seulement de ne pas être abandonné à la tentation mais supplie aussi d’être libéré du mal», a soutenu le Saint-Père, assimilant ces paroles à celles de Saint-Pierre, qui nous dit que «le Malin, le diable, est en nous, comme un lion furieux, pour nous dévorer», et que pour cela, nous demandons à Dieu de nous en libérer. Cette double supplique: «Ne nous abandonne pas» et «Libère nous», fait donc émerger un trait essentiel de la prière chrétienne, qui est une prière «filiale», et non «infantile», d’après le Pape François. «S'il n'y avait pas les derniers vers du ‘’Notre Père’’, comment les pécheurs, les persécutés, les désespérés, les mourants pourraient-ils prier?» Cette dernière supplique est celle de nos limites.

Jésus, lui, expérimente pleinement le mal perçant, particulièrement dans sa Passion. «Pas seulement la mort, mais la mort sur la croix. Non seulement la solitude, mais aussi le mépris, l'humiliation. Non seulement la méchanceté, mais aussi la cruauté, la cruauté à son égard: tel est l’homme: être fait pour la vie, pour rêver d’aimer et de faire du bien, mais s’exposer ensuite, lui et ses semblables, continuellement au mal, au point que nous pouvons être tentés de désespérer de l'homme», dit le Pape François. Le «Notre Père», ressemble donc «à une symphonie qui demande à chacun de se réaliser». Le chrétien sait à quel point le pouvoir du mal est accablant et, en même temps, il fait l'expérience de combien Jésus, qui n'a jamais succombé à sa flatterie, est à nos côtés et vient à notre aide.

Ainsi, la prière de Jésus nous laisse le plus précieux des héritages, a estimé le Successeur de Pierre: la présence du Fils de Dieu qui nous a affranchis du mal, luttant pour le convertir. À l'heure de la bataille finale, Pierre propose de remettre l'épée dans son fourreau. Au voleur repentant, il assure le paradis, à tous les hommes qui l'entourent, inconscients de la tragédie qui se déroule, il leur offrent un mot de paix: «Père, pardonne leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font» (Lc 23, 34).

In Vatican Média, 15 mai 2019

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