Jésus qui est-t-il ? (1)

evangile-jesus-qui-est-ilJésus est venu et nous sommes invités à l’aimer. Pour aimer il faut être attentif à la personne que l’on veut aimer. Comme nous connaissons Jésus par l’évangile, il est nécessaire de lire les évangiles avec attention.

Pour « scruter » les Ecritures, il faut d’abord accueillir les textes dans leur sens littéral, les analyser en suivant une certaine trame, particulièrement indiquée : le guide de lecture proposé par François Brossier «  Dire la Bible, Récits bibliques et communication, » (Le Centurion, Paris, 1986)

 En atelier

 Marc 10,46-52

Première étape : chercher l’unité du récit, le délimiter

Pour déterminer le début d’un récit, repérer les indications de temps, de déplacement et les indications géographiques. Faire de même pour la fin du récit. Des verbes à l’imparfait terminent souvent ces textes marquant aussi une durée. Justifier le fait que l’on puisse considérer Marc 10,46-52 comme un petit récit ayant son unité propre. 

Deuxième étape : découvrir les acteurs du récit

Puisqu’un récit met en jeu des acteurs, il est important de les nommer, d’en faire la liste, de repérer quels sont leur fonction et leurs rapports mutuels. Parfois des éléments entrent en jeu, comme ici le manteau, mais il peut s’agir aussi de l’eau, d’une barque, d’animaux… les relever également.

Troisième étape : repérer la situation spatiale des acteurs et leurs déplacements à l’intérieur du récit

Ce travail va nous permettre de mieux saisir la transformation intérieure des personnages, les liens ou les oppositions qui vont s’opérer au fil du texte.

Quatrième étape : relever les transformations opérées dans le récit

Cinquième étape : relever, noter, écouter les paroles du récit :

Ce sont elles en particulier qui nous donnent bien des clés de lecture.

Sixième étape : repérer ce qui relie ce récit avec le grand récit qui l’encadre :

Il est important de situer ce récit dans son contexte : ce qui précède et ce qui suit.

Conclusion :

La foi de l’aveugle précède la vision humaine de Jésus. La foi demande la proximité et la durée. La foi nous fait reconnaître le Christ dans son identité profonde.

Jésus s’arrête et accueille la prière du pauvre et du petit, il a tout son temps. Jésus relève celui qui l’appelle. La reconnaissance du Christ invite et entraîne à sa suite. Comme des enfants, dans une confiance totale, nous sommes invités à le suivre sur le Chemin de la Rédemption.

On peut consulter le C.E.C. 547-549

 Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu´il soit notre Sauveur. Conçu de l´Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d´homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la bonne nouvelle du salut ; aux captifs, la délivrance; aux affligés, la joie. (Prière eucharistique n°4)

En résumé :

1) Les évangélistes n’ont pas fait œuvre d'historien, même s'ils rapportent beaucoup de récits.

2) Ils ont fait œuvre d'écrivain, leurs évangiles sont strictement composés selon les principes de la rhétorique de leur époque. Ils ont refondu les traditions orales et les souvenirs pour les faire entrer dans leur propre réflexion. A nous de la découvrir, voilà pourquoi, un passage évangélique est toujours nouveau.

3) Les évangiles sont : Histoire, parce que Jésus s'est incarné, né dans un peuple bien défini.

    Les évangiles sont : Théologie et accomplissement des Ecritures.

    Les évangiles sont : Présence d'une Personne,  Jésus.

Amen, ALLELUIA!!!

amen-alleluia

 

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